jeudi 30 septembre 2010

Soupe de pommes de terre, poivrons et olives taggiasche

Zuppa di patate e peperoni

Versione italiana più giù

Pour le dernier jour du mois un peu gris et ma tête encore à moitié dans l'été, je vous propose une petite soupe moitié-moitié justement ;-) Avec les incontournables pommes de terre (quel ingrédient grandiose) et les poivrons rouge vifs d'Italie. C'est un binôme qui gagne toujours: la douceur des pommes de terre atténue la force des poivrons. En plus, mais ça n'a rien avoir avec le goût, je trouve que la formule en italien patate e peperoni sonne vraiment bien, comme si c'était deux copains.
Je l'ai servie avec des olives taggiasche à l'huile d'olive offertes par une amie italienne. Les olives taggiasche sont des petites olives très goûteuses originaires de la Ligurie (ville de Taggia), une des meilleures variété d'Italie (d'ailleurs Pierre Hermé les utilise dans ces macarons à l'huile d'olive c'est dire :-). On en trouve ici aussi quelques fois dans les épiceries fines.


mercredi 29 septembre 2010

Confiture de mirabelles à la cardamome

Confiture de mirabelles à la cardamome
Confiture de mirabelles à la cardamome
Versione italiana più giù

J'arrive toujours au dernier moment avec ces petits perles dorées sucrées et juteuses: les mirabelles. Pour moi elle sont françaises, alsaciennes, elles appartiennent à mon côté français. D'ailleurs en Italie elles sont rares.
Pour garder le souvenir de leur douceur quoi de mieux q'une confiture? Mais avec un intrus un peu exotique et magnifique (pour qui aime :-): la cardamome. Sa fraîcheur donnera un touche unique à votre confiture. A part ça, bon, comme toutes les confitures, le procédé est simple même si depuis que je laisse macérer les fruits et fais une double cuisson, je trouve que le résultat est meilleur.
Encore quelques instants pour garder un peu d'été dans un pot :-)

lundi 27 septembre 2010

Gnocchi verts à la romaine, mousse légère au beurre

Gnocchi alla romana con rucola

Versione italiana più giù

Le temps des cocons est revenu, des petits plats chauds, tout doux, comme les gnocchi par exemple.
Comme vous avez pu remarquer, il existe tout un monde autour des gnocchi en Italie, en général sous forme de boulette (pas dans ce cas ;-) on peut tout mettre dedans: des pommes de terre, de la ricotta, des châtaignes, du pain...et ici de la semoule. Il existe aussi des gnocchi sucrés, comme quoi les italiens aiment ça.
Je ne sais pas si pour vous c'est la même chose mais la semoule est intimement liée à mon enfance. Salée, sucrée (avec la cannelle), sous forme de soupe ou pas, elle me rappelle beaucoup ces dimanches soir où nous mangions tôt sans les adultes en pensant joyeusement à la semaine d'école qui s'annonçait.
Les gnocchi à la romaine, c'est un peu un surnom puisqu'ils sont consommés aussi au Nord de l'Italie, sont composés de semoule de blé fine (que l'on appelle semolino, petite semoule, un mot gentils qui fait penser aux enfants). Nés comme plat pauvre mais nourrissant, à la base il n'y a que de la semoule, du beurre, des oeufs et du fromage. Réconfortant.

vendredi 24 septembre 2010

Banana and cranberries bread (light)

Banana and cranberries bread

Versione italiana più giù

C'est souvent le destin des gentilles bananes qui vont se nicher dans ce pain-cake moelleux, savoureux... Le banana bread est né apparemment au 18ème siècle mais a accédé au succès (toujours dans le cadre des gâteaux ;-) dans les années 60' aux Etats-Unis grâce à sa simplicité, la publication de livres de cuisine et à la diffusion de la levure chimique. Depuis, il se décline à l'infini...
J'en ai dégusté même dans un restaurant Cajun à Santa Barbara (The Palace Grill), très bon d'ailleurs, comme si c'était du pain, avec du poisson...un peu trop pour le poisson.
Son secret, enfin, si on peut dire secret, c'est la banane justement qui donne de la douceur et une belle texture humide et moelleuse. Je trouve que c'est un cake très réussi. Sauf que souvent, je le trouvais un peu lourd (beaucoup de beurre?) ou avec des difficultés de cuisson.


jeudi 23 septembre 2010

Hamburger de saumon, sauce yaourt à l'aneth

Salmon hamburger

Versione italiana più giù

L'autre moitié indissociable des buns...c'est le hamburger bien sûr, grand symbole des Etats-Unis (et rien à voir avec ceux qu'on mange ici). Il y a même des restaurants spécialisés en hamburgers de tout genre: différentes viandes (c'est délicieux à l'agneau par exemple), poisson, végétarien...
Avec celui-ci au saumon, j'ai voulu garder l'esprit californien: des produits locaux (souvent d'ailleurs, on indique sur la carte la ferme ou le ranch d'où vient la matière première), frais, une cuisine simple. Et bien entendu le poisson de la côte.

mercredi 22 septembre 2010

California again...

Death Valley (California)

Mesquite sand dunes- Death Valley

Encore quelques cartes postales de la Californie (puis on repasse à la rentré, les choses sérieuses et l'automne :-).
Voilà deux endroits (très connus) que j'ai beaucoup aimés. D'une part le désert, la Death Valley (elle porte bien son nom) et d'autre part Yosemite Park, ses roches et ses cascades.
En un seul jour, nous sommes passés de la fraîcheur bleue et verdoyante du Yosemite Park à l'autre côté de la Sierra Nevada, tout d'un coup aride, jaune et chaude. De 3000 mètres à - 50 mètres.
Nous appréhendions un peu le passage du parc immense, magnifique et impressionant (où j'aurais souhaité rester plus longtemps me promener et rencontrer des ours ;-) au désert un des plus secs et chauds du monde (en moyenne), où il ne pleut presque jamais. En effet, entouré de cinq chaines de montagnes les nuages arrivent très difficilement et l'escursion thermique est quasi inexistante (donc à minuit il peut continuer de faire plus de 40°C).
Je ne m'attendais à rien à part la chaleur étouffante... et puis la magie a opéré. Des paysages très variés, des roches colorées, des dunes, là depuis la nuit des temps. Les routes désertes (forcément) pendant des kilomètres, la sensation d'être au milieu de nulle part et le seul bruit de ce vent chaud et sec (un peu comme un sèche-cheveux ;-). Comme tous les climats extrêmes, ils nous frappent. Un endroit unique.
Et bien sûr j'ai tout de suite pensé à Antonioni et son film Zabriski Point (un des plus beaux endroits du désert) et me suis demandée s'il n'avait pas tourné son film en hiver :-).
Petite touche finale sur la Laguna beach (de nouveau sur la côte au nord de SanDiego) où on retrouve la Californie comme on l'imagine, de belle plages chaudes et des palmes.
La prochaine fois on mange, promis...

Yosemite National park (California)

Yosemite National Park

mardi 21 septembre 2010

Burger buns :-)

Burger buns

Versione italiana più giù

Pour rester sur le thème Outre-Atlantique, je me suis amusée, comme pour le ketchup, à préparer le pain à hamburger. Là aussi, toujours associé au fast food (et surtout junk food, jusqu'à quand c'est fast ce n'est pas trop grave ;-), ce pain, un peu riche, peut être tout simplement délicieux.
Refaire à la maison (de A à Z) ce que j'aime, ce que j'ai goûté, ce qui m'a intriguée est quelque part une façon de m'approprier du plat, de la nourriture et de la sentir familière, voire saine. Mais surtout c'est une manière gaie d'évoquer de bons moments. D'ailleurs, à mes retours de voyage, je reviens toujours avec mille projets culinaires (souvent trops), qui font sourire mon mari.
Donc voilà, je suis tombée moi aussi dans les buns. Très faciles à faire, goûteux déclinables...enfin nous n'avons plus d'excuses (en plus ils se gardent bien et peuvent se surgeler). Petite annotation, si vous faites le double de la recette, je vous conseille d'ajouter un oeuf, il seront encore plus moelleux.
A votre avis quelle sera la prochaine proposition? Je sais, c'est trop évident!


Burger buns (pour 6 petits pains)


- 280 g de farine riche en gluten
- 4 g de levure de boulanger sèche active (ou 12 g de levure fraîche)
- 1 càc de sel
- 1 cs de sucre
- 50 g de beurre mou
- 100 ml de lait
- 50 ml d'eau tiède
- 2 cs de paprika
- 1 jaune d'oeuf pour dorer
- graines de sésame grillées (pour des complètes, en magasin bio)

1. Mélanger la levure avec l'eau tiède et laisser fermenter une dizaine de minutes jusqu'à ce qu'il se forme une écume en superficie.
2. Mélanger le sucre, le sel et la paprika à la farine. Former un puits au milieu et verser la levure, puis le beurre mou. Travailler la pâte (mieux vaut avec un robot) en ajoutant peu à peu le lait jusqu'à ce qu'elle devienne lisse et souple. Former une boule, couvrir d'un linge humide (ou de papier film un peu fariné) et laisser lever dans un endroit tiède pendant une heure. La pâte doit doubler de volume.
3. Reprendre la pâte, la diviser en 6 tranches puis former 6 boules. Laisser encore lever une demi-heure environ (les pains doivent bien gonfler).
4. Préchauffer le four à 180°C. Dorer les pains avec le jaune d'oeuf dilué dans une petite cuillère de lait puis parsemer de graines de sésame. Cuire pendant 20-30 minutes, jusqu'à ce que les pains soient dorés. Laisser tiédir sur une grille. Fermés dans un sachets, ils se gardent bien 2-3 jours, il suffira de les réchauffer ou les griller avant de les déguster.


Burger Buns

Versione italiana

Sempre in tema oltreoceano e come per il ketchup, mi sono divertita a fare in casa i panini da hamburger (che poi insomma è pane ;-) Spesso associati al junk-fast food (solo fast andrebbe pure bene), possono essere semplicemente deliziosi. Vi ricordate quando andava di moda chiamare i bar snack bar? Da piccola mi aveva sempre colpito soprattutto perché non conoscevo il significato di snack...vabbè torno ai panini.
Facilissimi, si conservano bene sia chiusi in dei sacchetti o surgelati. Se fatte il doppio della quantità (ve lo consiglio) aggiungete un'uovo all'impasto, sarà ancora più morbido.
Non so' se per voi è la stessa cosa ma rifare a casa cio' che mi è piaciuto, mi ha incuriosita è un modo per riappropriarmi del piatto, sentirlo familiare, sano. E poi è anche una via per evocare allegramente i bei momenti. Infatti quando torno dai viaggi, ho sempre la valigia (stra)piena di progetti culinari che fanno sorridere mio marito.
Secondo voi, cosa vi proporro' la prossima volta? (sto' sfiorando le ovvietà scusate ;-)

Burger buns (per 6 paninetti)

- 280 g di farina manitoba
- 4 g di lievito di birra liofilizzato attivo (o 12 g di lievito fresco)
- 1 cucchiaino di sale
- 1 cucchiaio di zucchero
- 50 g di burro morbido
- 100 ml di latte
- 50 ml d'acqua tiepida
- 2 cucchiai di paprika
- 1 tuorlo d'uovo e un po' di latte (per spennellare)
- semi di sesamo tostati (ho usato quelli integrali)

1. Mescolare i lievito con l'acqua tiepida e lasciar fermentare per una decina di minuti finché si forma una schiumetta in superficie.
2. Mescolare il sale, lo zucchero e la paprika alla farina. Formare un cratere e versare il lievito poi il burro morbido. Cominciare a lavorare (meglio con l'impastatrice) versando a poco a poco il latte, per una decina di minuti. La pasta deve diventare elastica, liscia ed omogenea.
3. Formare una palla, coprire con un panno umido (o pellicola leggermente infarina) e lasciar lievitare in un posto tiepido per un'oretta. Deve raddoppiare di volume. Riprendere la pasta, tagliare 6 fette poi formare 6 pallette. Lasciar nuovamente lievitare su una teglia per 30 minuti circa, finché saranno gonfi.
4. Scaldare il forno a 180°C. Spennellare i panini con il tuorlo diluito con un cucchiaino di latte. Cospargere di semi di sesamo e cuocere per 20-30 minuti finché i pani diventano dorati. Lasciare intiepidire su una griglia. Chiusi in un sacchetto si conservano 2-3 giorni. Basterà tostarli o scaldarli giusto prima di servire.

lundi 20 septembre 2010

Quelques paysages californiens...

Santa Monica (California)


Santa Monica (Los Angeles)

Aujourd'hui je vous laisse avec quelques images de l'Ocean Pacifique sur la côte Californienne, souvenirs de vacances, histoire de rêvasser un peu et de s'immerger dans ce bleu intense et sauvage. C'est justement ce dernier aspect qui m'a frappé, je ne m'y attendais pas à ce point, peut-être car souvent on nous montre les plages californiennes toutes mignonnes, des belles filles, de magnifiques villas... Or, si c'est un Etat très soigné, lumineux, avec le culte des produits frais et du sport (c'est là qu'est né le concept du bio, du végétarien), je l'ai senti encore comme une terre de conquête. Des espaces immenses, souvent vides, purs, balayés par le vent de l'Ocean Pacifique. Un pays fascinant.
Sur les photos il ne manque que la température très fraîche (d'ailleurs il suffit de voir l'atmosphère à San Francisco ;-) et les parfums de montagne que l'on sentait au bord de la mer...drôle de sensation.
Une prochaine fois, je vous montrerai le côté terre, où il fait véritablement plus chaud.
Cambria (California)

Cambria

jeudi 16 septembre 2010

Glace (sorbet?) aux figues et lait d'amandes: les parfums du sud de l'Italie

Figs and almonds ice-cream

Versione italiana più giù

Les amandes et les figues évoquent pour moi le sud-sud de l'Italie. Ces ciels très bleus, la lumière forte et aussi la chaleur d'été incessante à laquelle on s'habitue. Tout devient alors plus lent, on a envie de fraîcheur comme d'un bon lait d'amandes froid ou une granita à déguster à la terrasse d'un bar de la Sicile ou des Pouilles. Et puis, il y a les figues abondantes, sucrées qui à la fin de l'été pèsent sur les arbres et là je pense à mes vacances en Calabre, à sa campagne frugale, essentielle.
C'est les sensations que j'ai eues quand j'ai imaginé cette glace qui finalement se rapproche beaucoup d'un sorbet puisqu'elle est acqueuse, douce et légère... Je crois que là je ne suis pas encore prête à affronter l'automne ;-D
C'est ultra simple à réaliser, la réussite dépend bien entendu beaucoup de la qualité des figues. Le lait d'amandes laisse une trace subtile, un arrière goût qui accompagne bien les fruits.
Si vous faites des glaces (un peu comme moi toute l'année: viva il gelato ;-), je vous conseille vivement d'investir dans une sorbetière (je sais, je le dis tout le temps) et d'utiliser du sirop de glucose (il coûte très peu et dure une éternité, vous en trouverez facilement sur internet): il permet de garder la glace moelleuse puisqu'il retarde la cristallisation.

mercredi 15 septembre 2010

Torta paradiso aux figues et aux mûres du jardin

Torta paradiso with figs and blackberries

Versione italiana più giù

Le gâteau du paradis...un gâteau classique de la Lombardie dont le nom éloquant m'a toujours laissée un peu perplexe. J'ai donc attendu des années avant d'essayer. Vous me direz que ce n'est pas très logique ;-) J'avais peur d'un gâteau un peu sec, trop simple...puis finalement je me suis laissée tentée et je n'ai pas été déçue.

Quand cet été, en Italie, un de mes frères (le petit :-) m'a dit: " Edda il y a plein de mûres dans le jardin" (sachant que bon, il y avait maximum deux mètres carrés de ronces), j'ai tout de suite essayé d'imaginer ce que j'en pouvais faire. Sauf que, j'ai laissé passer le temps, ne suis descendue dans le jardin, toute optimiste, avec mon panier, que plusieurs jours plus tard. Et là grande déception presque pas de mûres, toutes riquiqui et beaucoup d'épines ;-). Le panier presque vide, je me suis mise à flâner encore, on ne va pas dire dans le verger puisqu'il n'y pas que 4-5 arbres fruitiers un peu sauvages. Et là les premières figues, toutes violettes, belles, gonflées...elles sont allées tenir compagnie aux mûres dans la torta paradiso.
Il s'agit d'un gâteau simple, doux, délicat. Aimé par les enfants pour son côté très moelleux grâce à la présence de la fécule de pomme de terre et cette touche blanche de sucre glace qui fait penser au paradis. Un de ces gâteaux de grand-mère, gentils, rassurants, indémodables. Traditionellement, cette torta est servie avec du mascarpone à la cannelle. Ici, j'ai ajouté des fruits de fin d'été, une petite surprise, qui lui donne encore plus de charme, de parfum, de caractère.

Torta paradiso aux figues et aux mûres (pour 6 personnes)

- 180 g de beurre à température ambiante
- 100 g de sucre glace (+ un peu pour décorer)
- 60 g de sucre semoule
- 120 g de farine
- 80 g de fécule de pomme de terre
- 4 oeufs
- zeste d'un citron bio, râpé
- 2 figues bien dodues et 20 mûres sauvages (environ)

1. Préchauffer le four à 180°C. Dans un batteur monter le beurre avec les deux sucres jusqu'à ce qu'il devienne crémeux. Monter deux blancs d'oeuf en neige ferme. Ajouter au premier mélange 2 oeufs entiers et 2 jaunes puis le zeste de citron râpé. Incorporer délicatement les blancs d'oeufs puis la farine et fécule en mélangeant du bas vers le haut en sens circulaire.
2. Couper les figues en tranches ou en cubes. Verser la moitié d ela pâte dans des moules en silicone ou en métal beurrées et farinés. Y poser les morceaux de figues et quelques mûres. Couvrir avec le reste de la pâte.
3. Cuire pendant une vingtaine de minutes (30-35 minutes si on utilise un seul moule): le gâteau doit gonfler, se colorer (en enfilant la pointe d'un couteau, elle doit ressortir sèche).Laisser refroidir puis démouler sur une grille. Saupoudrer de sucre glace avant de servir. Ces gâteaux restent moelleux si conservés, un jour, dans une boîte hermétique mais perdent un peu de leur croustillant en superficie.

Torta paradiso ai fichi e more

Versione italiana

Lo so' non è logico ma il nome altisonante di questa torta (senza averla assaggiata) mi ha sempre lasciata un po' perplessa, avevo paura di un'illusione gustativa, troppa semplicità... Solo che a furia di vederla decantare, mi è venuta voglia di provare e non sono rimasta delusa.

L'abbinamento con i fichi e le more (minuscole del giardino italico) è nato quando il fratello piccolo (si fa' per dire, è altissimo) è tornato a casa tutto entusiasta dicendomi che in giardino era pieno di more (calcolate che al massimo c'erano due metri quadri di rovi). E li' la mia mente cucinesca ha cominciato a divagare. Un po' troppo, visto che sono scesa tutta eccitata con il cestino solo giorni dopo. Grande delusione, pochissime more, piccole piccole e tantissime spine in compenso. Un po' sperduta, mi sono messa a vagare e ho incontrato i primi fichi settembrini tutti gonfi e sensuali (anche qui non immaginatevi chissà che, avremo si' e no qualche albero di frutta allo stato quasi selvatico). E cosi' i fichi sono andati a tener compagnia alle morette ;-)
Per tornare alla torta che evoca il paradiso per quel suo aspetto candito, la morbidezza gentile (grazie al burro e alla fecola), è coccolosa, uno di quei sapori rassicuranti d'infanzia: uova, burro... E con i fruttini all'interno (la sorpresina) è ancora più profumata.

Torta paradiso ai fichi e more (per 6 persone)

- 180 g di burro a temperatura ambiente
- 100 g di zucchero a velo
- 60 g di zucchero semolato
- 120 g di farina
- 80 g di fecola di patate
- 4 uova
- scorza di limone non trattato grattuggiato
- 2 bei fichi e una ventina di more selvatiche
- zucchero a velo per decorare

1. Scaldare il forno a 180°C. Con una frusta, montare il burro con gli zucchero finché diventa gonfio e spumoso. A parte, montare due albumi a neve. Aggiungere 2 uova intere e 2 tuorli al primo miscuglio poi incorporare delicatamente gli albumi montati, la farina e la fecola con movimenti circolari dal basso verso l'alto.
2. Tagliare i fichi a fettine o cubi. Versare la metà dell'impasto in degli stampini imburrati e infarinati (o di silicone), poggiare i pezzetti di fichi e qualche mora e ricoprire con il resto dell'impasto.
3. Cuocere per una ventina di minuti (una trentina se lo stampo è unico). Le tortine devono gonfiarsi e colorarsi (infilandoci uno stecchino, deve uscire asciutto). Far raffredare nello stampo poi sformare su una griglia. Cospargere di zucchero a velo prima di servire. Si conservano morbidi un giorno in una scatola ermetica ma perderanno un po' di fragranza.

lundi 13 septembre 2010

Piadina allo stracchino (le sandwich typique de l'Emilie-Romagne)

Piadina allo stracchino

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Il n'y a pas d'italien qui ne connaisse la piadina, ce pain plat, rassasiant, parfait pour le sandwich mais aussi très bon avec de la confiture ou de la Nutella ;-). Il s'agit d'un pain très ancien qui date de l'époque des romains (et peut-être bien avant) composé d'eau et de farine, sans levure, que l'on cuisait sur la pierre chaude ou une large poêle sur le feu (un peu comme le pain azime). C'est l'ancêtre de la focaccia. Et puis elle a été un peu enrichie: farine blanche ou mélangée, matière grasse comme le saindoux (moins cher que le beurre ou l'huile)... et surtout elle a trouvé sa patrie en Emilie-Romagne. D'ailleurs quand on dit piadina on pense tout de suite à cette région. Souvent on enseignait déjà aux enfants à en faire. Contrairement à la pizza qui a fait le tour du monde, la piadina est restée en Italie.
Pendant longtemps elle a été le pain des pauvres de cette région car elle avait l'avantage de coûter peu, de cuire rapidement et surtout de couper la faim (vu sa densité).

vendredi 10 septembre 2010

Petite surprise, piccola sorpresa...G2 Kitchen, numero Zero, un assaggino


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Un groupe de personnes passionnées, talentueuses, des vies différentes à travers le monde, de grandes affinités, surtout en cuisine, une aventure commune .... ainsi naît G2Kitchen. Une revue en ligne de cuisine, de style de vie, de déco, de conseils...
Aujourd'hui sort le numero zéro (en italien et en anglais), juste une présentation, un apéritif du "vrai" magazine qui sera en en ligne au mois d'octobre (une revue pour chaque saison). Vous retrouverez donc le mois prochain quelques-unes de mes recettes, photos et histoires :-) et bien sûr beaucoup d'autres articles!

Je suis ravie de faire part de cette belle équipe, composée de Genny (l'idéatrice), Juls, Alicia, Elga, Carolina, Claudia, Silvia (la grande photographe), Alessandra, Sarka, Tina et Chiara-Kia (la graphiste magicienne) et encore plus contente de partager l'aventure avec vous.

Vous pouvez d'ore et déjà télécharger le numero introductif sur ce lien. Bon week end et bonne lecture!


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Ecco la novità! Un'avventura emozionante con persone speciali, appassionate, talentuose, con vite diverse da tutto il mondo...cosi' nasce G2Kitchen. Una rivista on line di cucina, life style, consigli, tracce di vita personali. Insomma una rivista che accompana allegramente il nostro quotidiano di appassionate di cucina, libri, giardinaggio...



mercredi 8 septembre 2010

Cheesecake crémeux coco et myrtilles (sans cuisson) et actu pour les fans de macarons

Blueberry and coconut cheesecake

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Quand on pense au cheesecake on pense à New York où est né le vrai, l'original ;-) Le cheesecake est aussi un symbole anglosaxon, même très anglosaxon, ils en raffolent. Même si en réalité le concept de gâteau sucré au fromage est très répandu dans le monde et en particulier en Europe.
On trouve le cheesecake sur toutes les cartes de desserts des restaurants (du moins en Californie) avec la crème brûlée (et oui), un gâteau au chocolat et le bread pudding (dont j'ai redécouvert le grand charme). C'est un gâteau qui se prête à tous les défilés de goûts, de cuissons et de dimensions. En effet, vu qu'aux Etats-Unis tout est vraiment plus grand (les routes, les voitures bien sûr mais aussi les lits et les coussins :-), les gâteaux sont souvent énormes, soit en hauteur qu'en largeur.

Ceci dit, comme partout, il faut bien tomber, le cheesecake peut être inoubliable comme très vite oubliable (trop sucré, dense, des parfums artificiels...). Ici, je me suis vaguement inspirée d'un cheesecake très frais et crémeux gôuté dans un restaurant (sans cuisson et avec de la crème fraîche montée, servi à peine fait). J'ai souhaité lui donner un petit air de fin de vacances avec le coco et les myrtilles, une association délicieuse déjà goûtée dans un smoothie. En plus, les myrtilles sont des fruits très aimés aux Etats-Unis, on trouve toujours par exemple des blueberry muffins au petit déjeuner.
Finalement, cette version est plus européenne, un peu riquiqui dans les dimensions, crémeuse (presque trop, mais je n'ai as peu la patience d'attendre avant de le prendre en photo ;-) et même assez légère. J'ai utilisé de la gélatine en poudre (très quotée par les pro ;-) qui est en effet très pratique puisque on la fait fondre directement dans l'eau. En général, il faut calculer le double par rapport aux feuilles et 5 fois le poids d'eau tiède par rapport à celui de la gélatine en poudre.
Le parfum du coco, dans les biscuits et dans la crème, est subtil et met en évidence la fraîcheur des myrtilles.
Là aussi vous pouvez tout modifier à votre guise avec d'autres fruits et même le rendre plus présentable en remplaçant le lait de coco par de la crème fleurette montée. Très bon et facile, comme tous les cheesecakes...

N.B. Ne manquez pas le billet de vendredi, il y aura une petite surprise

Cheesecake au coco et myrtilles (sans cuisson) (pour 4-6 personnes)

Pour les biscuits au coco (il en restera), 180 g seront nécessaires
- 125 g de noix de coco) râpée
- 100 g de sucre
- 2 oeuf moyens (100 g)
Pour la crème et la base:
- 100 g de beurre
- 200 g de cream cheese type Philadelphia ou Saint Moret ou fromage à tartiner
- 100 g de sucre glace
- 1 cs de noix de coco râpée
- 80 g de bon lait de coco (ou de crème de coco)
- 20 g de crème fleurette
- 2 c à thé rases de gélatine en poudre + 30 g d'eau tiède-chaude (ou 2 feuilles de gélatine soit 4 g)
- myrtilles fraîches.

1. Préparer les biscuits au coco (même la veille). Préchauffer le four à 200°C. Mélanger les ingrédients jusqu'à obtenir une pâte homogène. Former des boules ou des disques et cuire pendant 1 quart d'heure environ (cela dépendra aussi de l'épaisseur de chaque biscuit), jusqu'à ce qu'il soient dorés. Laisser refroidir sur une grille.
2. Préparer le gâteau. Faire fondre le beurre. Mixer les biscuits au coco puis y verser le beurre tiède ou froid. Former une base de biscuits dans un moule au fond amovible ou, encore mieux, un cercle ou carré à entremet posé sur une plaque avec du papier film ou cuisson. Ecraser bien avec une cuillère de manière à ce qu'elle soit compacte. Mettre au réfrigérateur au moins 30 minutes.
3. A l'aide d'un fouet, mélanger délicatement le fromage, la noix de coco et le sucre. Le mélange doit être homogène mais pas liquide. Faire dissoudre la gélatine en poudre dans l'eau pendant 5-10 minutes (ou tremper les feuilles de gélatine dans l'eau froide pendant un quart d'heure puis les essorer et les faire fondre à feu très doux). Chauffer la crème et y faire fondre la gélatine. Faire un peu refroidir.
4. Ajouter le lait de coco et la crème avec la gélatine, au fromage sucré, bien mélanger afin que l'ensemble épaissis. Verser sur la base de biscuits au coco. Parsemer de myrtilles et laisser prendre au réfrigérateur une nuit (pour gagner du temps on peut le passer d'abord au congélateur deux heures). Servir frais.


Actu de la semaine. Vous êtes fan de macarons? Vous connaissez sûrement Mercotte, la reine des macarons (et pas que) et son site superbe, pédagogique, gai. Je vous ai déjà parlé de mon enthousiasme pour son livre Solutions Macarons que je trouve vraiment réussi. Et bien Mercotte nous fait encore craquer pour ses macarons (en croquant dans la pomme ;-) puisqu'elle a lancé une application universelle (iPod touch, iPhone et iPad) sur les macarons. Riche en explications, trucs, astuces, gestes, recettes et de magnifiques photos, vous ne pourrez que les réussir.
Vous pouvez tout découvrir ici.



Cheesecake au coco et myrtilles

Versione italiana

Il cheesecake è anglosassone per antonomasia (anche se vabbeh il concetto di dolce al formaggio è molto diffuso in particolare in Europa). Fatto sta' che gli anglosassoni ne vanno matti e si trova su tutte le carte dei desserts dei ristoranti (almeno in California), insieme alla crème brûlée (eh si'), il dolce al cioccolato e il bread pudding (di cui ho riscoperto il grande fascino).
Il vero cheesecake (si fa' per dire) è quello New yorkese anche se poi ha subito mille varianti, cotture, sapori e ha assunto varie dimensioni. Visto che negli Stati Uniti è tutto mooolto più grande (non solo le macchine o le strade ma anche i letti per dire) esistono dei cheesecake immensi e altissimi.
Come ovunque, bisogna capitare bene, il cheesecake puo' essere goduriosissimo come facilmente dimenticabile (tipo troppo denso, dolce con aromi artificiali...).

Qui, mi sono vagamente ispirata ad uno di quelli assaggiati in California, molto fresco e spumoso (senza cottura e con panna montata nella crema) ma poi gli ho dato un aspetto striminzito europeo (e un po' tropppo cremoso visto che si stà sciogliendo dall'emozione davanti all'obiettivo, lo so' non sono paziente ;-).
Ho pensato a dei sapori di fine estate-vacanza: il cocco e i mirtilli, accostamente delizioso gà assaggiato in uno smoothie. E poi i mirtilli sono un'altro di quei fruttini molto amati dagli americani, i blueberry muffins non possono mai mancare a colazione ad esempio.
Per tornare al dolce, ho usato della gelatina in polvere neutra (non quella che sa' di carne) molto usata dai professionisti per la sua praticità, precisione, nonchè igiene. In effetti è molto comoda: la si fa' sciogliere direttamente nell'acqua e prende forma. Per le proporzioni bisogna calcolare il doppio della gelatina in fogli, e 5 volte il peso d'acqua.
Il sapore del cocco, nelle base dei biscotti e nella crema, è sottile, discreto e accompagna bene la freschezza dei mirtilli. Naturalmente questa versione si presta a modifiche, sia "fruttifere" ma potete anche eliminare il latte di cocco e sostituirlo con panna montata per un aspetto più spumoso (e presentabile ;-). Semplice e buono come un cheesecake...

N.B. Non mancate venerdi', ci sarà una bella sorpresa per voi ;-)

Cheesecake al coco e mirtilli (senza cottura) (per 4-6 persone)

Per i biscotti al cocco (ne rimarrano), per il dolce ne basteranno 180 g
- 125 g di noce di cocco grattuggiata (farina)
- 100 g di zucchero
- 2 uova medie (100 g)
Per la crema e la base:
- 100 g di burro
- 200 g di formaggio Philadelphia
- 100 g di zucchero a velo
- 1 cucchiaio di noce di cocco grattuggiata
- 80 g di buon late di cocco (o di crema di cocco)
- 20 g di panna fresca intera
- 2 cucchiai da tè rasi di gelatina in polvere neutra + 30 g d'acqua tiepida-calda (o 2 fogli di gelatina, 4 g)
- mirtilli freschi

1. Preparare i biscotti al cocco (anche in anticipo, la viglia, si conservano bene). Scaldare il forno 200°C. Mescolare gli ingredienti fino ad ottenere un impasto omogeneo. Formare delle palline o dei dischi e cuocere per un quarto d'ora circa finché diventano dorati (i tempi dipenderanno anche dallo spessore dei biscotti). Lasciarli raffreddare su un griglia.
2. Preparare il dolce. Far sciogliere il burro. Frullare i biscotti al cocco poi versare il burro fuso tiepido o freddo. Con quest'impasto formare una base di biscotti in uno stampo a cerniera o ancora meglio un cerchio da pasticceria poggiato su un placca coperta di pellicola o carta forno. Mettere in frigorifero per almeno mezz'ora.
3. Con una frusta montare delicatemente il formaggio con lo zucchero e il cocco (non deve diventare liquido). Far gonfiare la gelatina in polvere nell'acqua per 5-10 minuti (o ammollare i fogli di gelatina in abbondante acqua fredda per un quarto d'ora poi farla sciogliere a fuoco lento). Sciogliere la gelatina nella panna scaldata. Far un po' raffreddare.
4. Mescolare il latte di cocco e la panna con la gelatina al formaggio dolce. Versare questa crema sulla base di biscotti, cospargere di mirtilli e mettere in frigorifero per una notte (per guadagnare tempo si puo' mettere prima in freezer per un paio d'ore). Servire fresco.


Piccola informazione per i patiti dei macarons. Conoscete sicuramente Mercotte la maghetta dei macarons (e non solo) e il suo bellissimo blog. Vi ho già parlato con grande entusiasmo del suo libro Solution macarons che trovo molto riuscito (con bellissime foto di Sigrid Verbert), tutti i trucchi, gli accorgimenti, delle belle ricette... Ebbene, Mercotte ne ha lanciato un'applicazione universale (iPod touch, iPhone et iPad), per il momento in francese.
Per maggiori dettagli potete andare vedere qui.


Blueberry

lundi 6 septembre 2010

Ketchup maison... et oui!

Homemade Ketchup
Versione italiana più giù
Influences Etats-Uniennes, j'en conviens, j'essaie de faire perdurer les souvenirs des vacances en Californie :-).
Alors le ketchup...toujours regardé avec suspect, je n'en mange presque jamais et ne l'achète jamais. Et pourtant c'est un produit simple, un peu comme un concentré de tomates arômatisé aux épices et sucré, très ancien, à l'origine anglais (époque Victorienne) puis devenu très populaire aux Etats-Unis sous la marque Heinz.
Beaucoup d'affinités avec nos sauces tomates italiennes (avec le sucre en plus) finalement, il me plait. D'accord, en accompagnement par exemple de certains plats phares américains comme les hamburgers et les frites. Je n'irai pas jusqu'à assaisonner les pâtes ;-)
A propos d'hamburger et de frites (là aussi je n'en mange presque jamais ici) rien de tel que d'y goûter dans le contexte d'origine. Cela vaut pour toutes les cuisines. Je ne sais si c'est le charme du voyage mais en tous cas, en Californie, j'ai mangé les meilleurs hamburgers de ma vie, bien gros, de la très bonne viande grillée au coeur moelleux et du pain à peine tosté...C'est d'ailleurs un des « plats » que je conseille là-bas, ils sont bien faits, les ingrédients sont basiques, tout est clair (beaucoup plus que les salades par exemple qui sont souvent plongées dans des sauces bizarres ;-)
Pour revenir au Ketchup symbolique je me suis vraiment amusée à le faire et c'est très bon, surtout si on utilise des tomates bien mûres et goûteuses comme on en trouve maintenant. Bien sûr tout est aussi dans l'équilibre des épices et du sucre. Et puis, vous pourrez faire plaisir aux enfants ;-)
Je vous reparlerai encore cuisine, desserts et paysages Californiens... En attendant, bon début de semaine!

Ketchup maison (pour une petite bouteille)

- 1 kg de tomates fraîches bien mûres (coeur de boeuf ou rondes ou allongées ou cerises...)
- 50 ml de vinaigre de cidre
- 1 échalote émincée
- 2 cs d'huile d'olive
- 80 g de sucre de canne
- 2 càc de paprika, ½ càc de cannelle, ½ càc de noix de muscade
- 1 càc de sel, poivre

Couper les tomates en dés. Les mettre dans une casserole à fond épais ou sauteuse avec l'huile d'olive et l'échalote. Faire mijoter à feu doux 40-50 minutes environ, jusqu'à ce que la sauce devienne plus dense. Passer au moulin à légumes. Ajouter en 1 fois le vinaigre, le sucre et les épices. Laisser mijoter encore une demi-heure en remuant de temps en temps. Il faut que que la sauce devienne dense, goûteuse, presque à la texture d'un concentré de tomates. Poivrer. Verser dans une bouteille, bien fermer, laisser refroidir puis mettre au réfrigérateur. Elle se conserve trois semaines, encore plus si le tout est stérilisé.
Homemade ketchup

Versione italiana

Visto che stavamo un po' troppo a gironzolare per l'Italia (era un modo per fare perdurare il piacere del soggiorno italico) andiamo un po' più lontano...con l'amato-odiato ketchup. Una scusa per ricordare le bellissime vacanze californiane :-)
Allora, beh, il ketchup non lo mangio quasi mai e naturalmente non lo compro. Pero' come succede spesso, poi ci si ricrede. Alla fine è un prodotto semplicissimo, antico, d'origine inglese poi diventato molto popolare negli Stati Uniti sotto la marca Heinz (che poi è una delle migliori). Si avvicina alle nostre salse concentrate di pomodoro...ok con le spezie e lo zucchero. Mi piace (soprattutto se fatto in casa) in particolare con i cibi simbolici: l'hamburger e le patatine. Non mi spingerei fino a condirne la pasta vi rassicuro (qui si fa' tranquillamente, compresi i miei cugini francesi ;-).
A proposito di hamburger e patatine, e questo vale per tutti i piatti di cucina in generale, niente di meglio che degustarli in loco. Sarà il fascino del viaggio ma i migliori hamburger della mia vita (che qui non è che mi attirano più di tanto) li' ho mangiati in California. Sono molto più grandi (li' è tutto, ma proprio tutto, più grande ;-), la carne buonissima (avendo cura anche di scegliere il posto) ben grigliata dal cuore fondente, servito con verdure a parte e pane appena tostato. E' uno street food che poi diventa un pasto, semplice, lineare. Ve lo consiglio vivamente e cosi' prenderete anche meno rischi che con le insalate ad esempio, spesso con mille intrugli strani ;-)
Per tornare al ketchup mi sono divertita da morire a prepararlo, forse anche perché fare in casa un prodotto cosi' legato all'imagine industriale è quasi simbolico. Comunque è buono, tutto sta' nell'equilibrio tra lo zucchero e le spezie e naturalmente nella qualità dei pomodori, ma in Italia ce n'è in abbondanza. E poi sono sicura che farete piacere a qualcuno con questa salsina ;-)
Vi riparlero' ancora di cucina, dolci e paesaggi californiani. Intanto buon inizio settimana!

Con questa ricetta partecipo al contest organizzato da Sara di Cookandthecity



Ketchup (per una bottiglietta)

- 1 kg di pomodori freschi ben maturi (San marzano o cuore di bue o ciliegini...)
- 50 ml d'aceto di mele
- 1 scalogno a fettine
- 2 cucchiai d'olio d'oliva
- 80 g di zucchero di canna
- 2 cucchiaini da caffè di paprika, ½ cucchiaino da caffè di cannella, ½ cucchiaino da caffè di noce moscata,
-1 cucchaino da caffè di sale, pepe

Tagliare i pomodori a pezzi. Metterli in una pentola a fondo spesso con l'olio e lo scalogno. Far cuocere a fuoco lento per 40-50 minuti affinché la salsa si addensi e perda acqua. Passare al passaverdure, aggiungere in una volta sola l'aceto, le spezie e il sale. Cuocere di nuovo a fuoco lento per una mezz'ora. Deve diventare ancora più denso, quasi come un concentrato di pomodoro casalingo. Pepare, versare in una bottiglia, lasciar raffreddare e conservare in frigorifero. Si conserva tre settimane, ancora di più se tutto viene sterilizzato.

vendredi 3 septembre 2010

Gelée de Brachetto d'Acqui et concours de photographie culinaire FIPC

Gelo di brachetto d'Acqui

Versione italiana più giù

Pour clôturer cette première semaine de rentrée (pas si facile de reprendre le rythme, heureusement qu'il fait beau n'est-ce pas?) encore un petit voyage dans un coin de l'Italie. Mais cette fois, doux, léger et enivrant (dans le vrai sens du terme ;-). Un petit dessert qui rafraîchit les fins de repas et qui se marie très bien avec des fruits frais en particulier les pêches et les fruits des bois.
Le Brachetto d'Acqui est un vin rouge mousseux (doté de l'apellation DOCG), doux, produit dans le Piémont (à Acqui justement). Vu sa couleur et son goût sucré très agréable (avec très faible teneur d'alcool: 7%) on dit souvent que c'est le spumante (mousseux) des femmes ;-). Bien entendu, il est servi froid et quelquefois on y plonge des fruits dedans et on le sert comme apéritif.
Histoire de faire en sorte que son parfum ne soit pas éphémère je lui ai donné une forme plus solide. C'est un peu comme une gelée de vin mais avec un petit peps en plus. La texture est très douce, acqueuse-soyeuse.
Si vous le trouvez, je vous conseille d'un prendre un de bonne qualité (surtout si vous souhaitez le boire aussi ;-). Vous pouvez bien sûr le remplacer par un bon crémant doux et rosé ou remplacer une partie du vin avec un coulis frais de fraises de bois. Pour ma part j'ai juste plongé quelques mûres sauvage dedans... Très bon week end!

Hi hi j'oubliais, l'actualité :-) Je souhaitais vous invitez à participer au concours de photographie culinaire organisé par 750g dans le cadre du Festival de la Photographie culinaire (dont le Fondateur est Jean Pierre PJ Stéphan).

Le thème est le végétal dans l'assiette (beau non?) et vous pouvez déposer votre photo jusqu'au 15 octobre 2010. Je dois encore trouver une idée, mais vous, n'hésitez pas c'est amusant, intéressant et formateur (et les prix très alléchants :-)

Comment participer à la compétition ?
Le Prix des Blogueurs Culinaires récompensera l'internaute ayant produit la plus belle image d'une recette sur le thème du végétal dans l'assiette
Le blogueur devra déposer sa photographie (3 maximum par blogueur) sur son blog et sur le compte Facebook de 750 Grammes en incitant les internautes à commenter sa photographie.
Le concours est ouvert du 10 Août au 15 octobre 2010.
Les Prix
Le lauréat gagnera un repas pour deux personnes chez Alain Passard, offert par http://www.750g.com/, un robot Artisan KitchenAid, et se verra remettre le trophée « Lentille d'or du Prix des Blogueurs culinaires » lors de la soirée de Remise des Prix du Festival, le 9 novembre 2010, à l'Espace Mobalpa.
Les 2 et 3ème prix seront récompensés par 750 Grammes. La photographie ayant reçue le plus grand nombre de commentaires sera aussi récompensée.
Les 10 photos lauréates seront exposées lors du Salon du Blog Culinaire de Soissons les 20 et 21 Novembre 2010.

Toutes les informations sont sur les site 750g et le Festival de la Photo Culinaire. Bonne chance à tous!!



Enfin, la recette:

Gelée de Brachetto d'Acqui (pour 6-8 personnes)

- 500 ml de Brachetto d'Acqui (ou autre crémant doux, rosé, de bonne qualité)
- 140 g de sucre semoule
- 8-10 g de gélatine en feuilles (4 feuilles de 2 g)

Faire ramollir la gélatine dans beaucoup d'eau froide 15-20 minutes. Dans un saladier verser le sucre et le Brachetto (vin mousseux) peu à peu de manière à ce qu'il ne mousse pas trop. Faire fondre la gélatine sur feu très doux avec un peu d'eau (ou de Brachetto) puis l'incorporer dans le vin jusqu'à ce que le mélange soit homogène. Verser la préparation dans des verre et laisser prendre au moins 4 heures. On peu remplacer une partie du Brachetto (50%) par du coulis frais de fraises des bois par exemple ou incorporer des mûres dans le liquide.

Versione italiana

Qui ci vuole qualcosa per riprendere bene il ritmo, sono tornata da poco su suolo francese con mille cose da fare. Per fortuna qui a Parigi il tempo è stupendo, tiepido, luminoso, sereno, il rientro dall'Italia è più soft. Insomma ancora un tocco italiano (quando non ce la fate più me lo dite ;-) ma stavolta un po' ubriachello. Un gelo di Brachetto d'Acqui, il famoso spumante rubino, dolce che dicono sia per le donne... ecco qui è diventanto un po' più solido, meno effimero.
Leggero, facilissimo è ottimo come fine pasto in particolare con la frutta come le pesche ( ma stanno sparendo) o i frutti di bosco. Io ci ho tuffato delle more selvatiche. La consistenza è piacevolissima, acquosa-setosa.
Sereno, dolce e trasparente week a tutti!

P.S. Aggiornamento: una parte del testo in francese più sù si riferisce ad un concorso carino di fotografia culinaria (quindi niente problemi di lingua :-) organizzato dal sito 750g e dal direttore del Festival della fotografia culinaria. Il tema è "il vegetale nel piatto". Potete partecipare fino al 15 ottobre depositando la vostra foto (e pubblicando l'articolo con link sul vostro blog) nello spazio facebook apposito. Vi rimando al link per maggiori dettagli e scappooo...

Gelo al Brachetto d'Acqui (per 6-8 persone)

- 500 ml di Brachetto d'Acqui
- 140 g di zucchero semolato
- 8-10 g di gelatina in fogli (4 fogli da 2 g)

Ammollare la gelatina in abbondante acqua fredda per 15-20 minuti. In un'insalatiera versare lo zucchero poi il Brachetto a poco a poco in modo che sciolga lo zucchero e non faccia troppa schiuma. Far sciogliere la gelatina in un pentolino a fuoco basso con un po' d'acqua o di Brachetto poi incorporarla al resto della preparazione. Mescolare finché diventi omogeneo. Far rapprendere in frigorifero per almeno 4 ore. Si puo' sostituire parte del Brachetto con salsa fresca di fragole di bosco ad esempio.

mercredi 1 septembre 2010

Pappa al pomodoro et burrata, quand la Toscane rencontre les Pouilles

Pappa al pomodoro e burrata
Versione italiana più giù

C'est à cette période (fin août-début septembre) que l'on préparait, chez ma grand mère paternelle, la sauce tomate maison pour l'hiver. Mûres à point, on les ébouillantait, assaisonnait puis cuissait dans un immense chaudron, sur la plage. Puis les bouteilles étaient stérilisées à l'eau bouillante et remplies de ce jus qui aurait illuminé des jours bien plus froids. Petite, j'ai toujours été fascinée par ce rite de la sauce tomate, j'observais, ne comprenais pas tout mais restais ipnotisée devant ces gestes, toujours les mêmes pendant des heures et les femmes qui papotaient gaiement.
Tout ça pour dire que j'associe ce moment de fin d'été aux tomates et le summum de leur saveur.
La pappa al pomodoro, qui signifie plat-bouillie pour les enfants (dans le sens ludique du terme) à la tomate (la pomme d'or ;-) est une ancienne recette paysanne de la Toscane. Légère, simple, très saine, elle est restée dans le répertoire actuel des recettes symbole de cette belle région.