jeudi 30 septembre 2010

Soupe de pommes de terre, poivrons et olives taggiasche

Zuppa di patate e peperoni

Versione italiana più giù

Pour le dernier jour du mois un peu gris et ma tête encore à moitié dans l'été, je vous propose une petite soupe moitié-moitié justement ;-) Avec les incontournables pommes de terre (quel ingrédient grandiose) et les poivrons rouge vifs d'Italie. C'est un binôme qui gagne toujours: la douceur des pommes de terre atténue la force des poivrons. En plus, mais ça n'a rien avoir avec le goût, je trouve que la formule en italien patate e peperoni sonne vraiment bien, comme si c'était deux copains.

Je l'ai servie avec des olives taggiasche à l'huile d'olive offertes par une amie italienne. Les olives taggiasche sont des petites olives très goûteuses originaires de la Ligurie (ville de Taggia), une des meilleures variété d'Italie (d'ailleurs Pierre Hermé les utilise dans ces macarons à l'huile d'olive c'est dire :-). On en trouve ici aussi quelques fois dans les épiceries fines. Vous pouvez les remplacer par des olives de Gaeta (Latium) (plus faciles à trouver, tout aussi bonnes et un peu moins chères) ou de bonnes olives noires comme celle de Nyons ou grecques type Kalamata.
Vu qu'elles sont servies nature et qu'elles apportent vraiment une petite touche sexy à la soupe, la qualité est importante. Je crois qu'on mangera encore de bonnes soupes pendant de longs mois (j'aime bien l'idée).

P.S. Je sais que c'est un peu tôt pour parler de panettone, mais je voulais toucher deux mots sur la marque Loison, un coup de coeur (que j'ai pu bien goûter lorsque j'ai gagné un petit concours de cuisine et j'ai été gâtée avec un énorme paquet provenant d'Italie).
C'est une marque italienne, qui existe depuis presque un siècle (1938), qui fait des gâteaux et en particulier s'est spécialisée dans les panettoni. Très connue en Italie, elle a gagné de nombreux prix pour la qualité des ses gâteaux et en particulier pour le choix des matière premières (des pistaches de Sicile, de la vraie vanille, des oranges du sud de l'Italie). Tout ça pour dire que si vous en trouver (ici les adresses en France), n'hésitez pas, pour nous c'est un des meilleurs panettone jamais mangés. Voilà c'est fini pour le côté Noël ;-)


Soupe de pommes de terres, poivrons et olives taggiasche (pour 2 personnes)

- 2 grosses pommes de terre 250-300 g environ
- 1 gousse d'ail
- 1 poivron rouge grillé et mariné (comme ici)
- 2 cs d'olives taggiasche à l'huile (ou de bonnes olives noires) dénoyautées
- origan séché, huile d'olive, sel et poivre

Eplucher les pommes de terre et les couper en dés. Dans une casserole faire, revenir l'ail émincé et 2 cs d'huile d'olive. Ajouter les pommes de terre, une pincée d'origan et de sel. Couvrir d'eau (300 ml environ) et cuire pendant 30 minutes, le temps que les pommes de terres s'attendrissent. Passer au mixeur avec le poivron. Saler, poivrer. Servir chaud ou tiède avec les olives.


Potatoes and pepper soup
Versione italiana

Qui fa' grigetto (ma quante volte lo diro', forse dovrei smettere di guardare il cielo ma tutte le bellissime attrazioni parigine ;-). Ed io ho ancora un po' la testa nell'estate. Quindi vi propongo una zuppetta mezza mezza appunto con le mitiche patate (veramente un grande ingrdiente) e i peperoni rosso fuoco dell'Italia. Un abbinamento sempre vincente e poi l'espressione patate e peperoni (come pollo e peperoni) suona bene, come se fossero due amichetti.
L'ho servita con le sexy olive taggiasche (regalate dalla cara Lydia), quel tocco nero e lucente che cambia tutto (vabbé sto' esagerando). Qui le taggiasche si trovano raramente a dei prezzi un po' altini, pero' sono molto apprezzate al punto che Hermé le ha nascoste nei suoi macarons à l'olio d'oliva :-). Mi piace la prospettiva di questi lunghi mesi di zuppette.

P.S. Non è proprio il momento di parlare di Natale ma volevo spendere due parole sui panettoni Loison (che conoscete sicuramente e che ho avuto la fortuna di assaggiare grazie a un mega pacco ricevuto dall'Italia come finalista del concorso di Genny). Per noi è stato un coup de coeur :-) So' che è conosciuta, che ha ricevuto diversi premi, ma come me immagino, si vuole sempre assaggiare. Ebbene, è delizioso (non solo il panettone tra l'altro), si sente la qualità della materia prima, la fragranza, uno dei migliori panettoni mai mangiati. Ecco qua ho finito con l'angolo natalizio :-)


Zuppa di patate e peperoni con olive taggiasche (per 2 persone)

- 2 grosse patate (250-300 g circa)
- 1 spicchio d'aglio
- 1 peperone rosso grigliato, spellato e marinato nell'olio (come qui)
- 2 cucchiai d'olive taggiasche all'olio (o delle ottime olive)
- origano, olio d'oliva, sale e pepe

Sbucciare le patate e tagliarle a dadini. In una pentola, far soffriggere l'aglio con due cucchiai d'olio. Aggiungere le patate, un pizzico d'origano e di sale. Coprire d'acqua (300 ml circa) e cuocere una mezz'ora, il tempo che le patate si ammorbidiscano. Frullare con il peperone, salare e pepare. Servire caldo o tiepido con le olive.

mercredi 29 septembre 2010

Confiture de mirabelles à la cardamome

Plum and cardamom jam

Versione italiana più giù

J'arrive toujours au dernier moment avec ces petits perles dorées sucrées et juteuses: les mirabelles. Pour moi elle sont françaises, alsaciennes, elles appartiennent à mon côté français. D'ailleurs en Italie elles sont rares.
Pour garder le souvenir de leur douceur quoi de mieux q'une confiture? Mais avec un intrus un peu exotique et magnifique (pour qui aime :-): la cardamome. Sa fraîcheur donnera un touche unique à votre confiture. A part ça, bon, comme toutes les confitures, le procédé est simple même si depuis que je laisse macérer les fruits et fais une double cuisson, je trouve que le résultat est meilleur.
Encore quelques instants pour garder un peu d'été dans un pot :-)

Confiture de mirabelles à la cardamome (pour deux pots)

- 1 kg de mirabelles mûres (dénoyautées)
- 500 g de sucre de canne
- les graines de 4-5 petites gousses de cardamome verte

Dans une casserole, verser par couches les mirabelles et le sucre. Porter à ébullition 5 minutes puis éteindre, ajouter la cardamome (dans un petit sachet si on veut éviter de la rencontrer entière), mélanger. Laisser reposer pendant plusieurs heures, voir toute une nuit.
Porter à nouveau à ébullition et cuire à petit bouillon pendant au moins une demi-heure, en mélangeant de temps à autre. La confiture doit devenir dense mais encore un peu fluide (elle doit former une goûte sur une assiette: la preuve que c'est prêt ;-).
Pendant ce temps stériliser les pots au four à 130-140° pendant un quart d'heure. Passer au mixeur la confiture (pas obligatoire) puis la verser chaude. Couvrir (éventuellement avec du papier film) et renverser le pot pour faire vide. Garder ainsi jusqu'à refroidissement. Conserver au réfrigérateur.


Pot de confiture de mirabelles et cardamome
Versione italiana

Già vi vedo, ma qui le mirabelle non si trovano...queste perle dolci e dorate che fioriscono soprattutto in Alsazia (il mio lato francese). Non fa' niente questa marmellatina speciale funziona anche con altre prugne. Tra l'altro arrivo pure in ritardo visto che stanno per finire.
Per staccare un po' con la dolcezza delle prugna ho aggiunto un aroma fresco e magico d'oriente: il cardamomo. Un abbinamento che dovete provare (sempre che vi piaccia il cardamomo e non dite come mio marito che sa' di Nelsen Piatti ;-).
Per il resto il procedimento è semplice (stiamo parlando di marmellata). Ma, da quando cuocio due volte e lascio macerare la frutta, il risultato mi soddisfà di più e la frutta cuoce meno (un po' il metodo Ferber rivisitato e meno dolce).
Rimane ancora qualche istante per racchiudere un pezzetto d'estate in un barattolo (si fa' quel si puo')

Marmellata di mirabelle al cardamomo (per due vasetti)

- 1 kg di mirabelle mature (o altre prugne) (snocciolate)
- 500 g di zucchero di canna
- i granelli di 4-5 piccole bacche di cardamomo verde

In una pentola, versare a strati le prugne e lo zucchero. Portare a bollore per 5 minuti, spegnere aggiungere il cardamomo (eventualmente in un sacchettino di garza se non lo si vuole incontrare all'assaggio). Mescolare e lasciar riposare diverse ore, anche una notte.
Portare nuovamente a bollore e lasciar cuocere a fuoco lento per almeno mezz'ora, mescolando di tanto in tanto. Sarà pronta quando versandola su un piattino, formerà una goccia un po' densa.
Nel frattempo sterilizzare i barattoli in forno a 130-140°C per un quarto d'ora.
Versare poi la marmellata (eventualmente frullata, ma non è obbligatorio). Chiudere volendo coprire con pellicola, rovesciare per fare il vuoto. Tenere i barattoli cosi' finché si raffreddano. Conservare la marmellata in frigorifero.

lundi 27 septembre 2010

Gnocchi verts à la romaine, mousse légère au beurre

Gnocchi alla romana con rucola

Versione italiana più giù

Le temps des cocons est revenu, des petits plats chauds, tout doux, comme les gnocchi par exemple.
Comme vous avez pu remarquer, il existe tout un monde autour des gnocchi en Italie, en général sous forme de boulette (pas dans ce cas ;-) on peut tout mettre dedans: des pommes de terre, de la ricotta, des châtaignes, du pain...et ici de la semoule. Il existe aussi des gnocchi sucrés, comme quoi les italiens aiment ça.

Je ne sais pas si pour vous c'est la même chose mais la semoule est intimement liée à mon enfance. Salée, sucrée (avec la cannelle), sous forme de soupe ou pas, elle me rappelle beaucoup ces dimanches soir où nous mangions tôt sans les adultes en pensant joyeusement à la semaine d'école qui s'annonçait.
Les gnocchi à la romaine, c'est un peu un surnom puisqu'ils sont consommés aussi au Nord de l'Italie, sont composés de semoule de blé fine (que l'on appelle semolino, petite semoule, un mot gentils qui fait penser aux enfants). Nés comme plat pauvre mais nourrissant, à la base il n'y a que de la semoule, du beurre, des oeufs et du fromage. Réconfortant.
Sauf que, je vous avoue, je les trouve souvent un peu secs, ils ont besoin de quelque chose en plus, comme des légumes, un formage coulant. Quand j'ai vu sur La Cucina Italiana (du mois de septembre) une recette de gnocchi avec des épinards et une mousse au beurre, je n'ai pas arrêté d'y penser (je sais, ce n'est pas normal). C'était vert, joli, ça avait l'air goûteux mais surtout j'étais très curieuse quant à ce beurre monté à l'eau minérale :-). Je l'ai juste modifiée en remplaçant les épinards par de la roquette pour son côté herbe sauvage. Des gnocchis à la romaine superbes, élégants, moelleux à souhait. Surtout, je vous conseille vivement d 'essayer ce beurre qui reste si léger en bouche..
Ils sont très faciles à faire, un peu longs mais peuvent se préparer à l'avance: il suffira de les faire gratiner 5 minutes juste avant de servir.
Je suis sûre qu'ils plairaient beaucoup à Mamina ;-)

Gnocchi verts à la romaine, mousse légère au beurre (pour 4 personnes)

- 550 g de lait frais
- 100 g de semoule fine
- 100 g de roquette
- 2 jaunes d'oeuf
- 80 g de beurre demi-sel mou + un peu
- ½ verre d'eau minérale gazeuse
- Grana (ou parmesan) râpé, sel, poivre, noix de muscade, origan ou sauge

1. Porter le lait à ébullition avec une pincée de sel et de noix de muscade. Ajouter la roquette coupée en morceaux et la cuire pendant 3-4 minutes, la retirer et l'égoutter au-dessus du lait (de manière à ce que les sucs tombent dedans). Passer la roquette au mixeur.
2. Refaire bouillir le lait puis verser d'un seul coup la semoule, baisser le feu et cuire pendant 5 minutes. Incorporer 10 g de beurre, la roquette, les jaunes d'oeuf, 2 cs de grana et la roquette. Poivrer. L'ensemble doit être homogène. Laisser refroidir puis l'étaler avec un rouleau à 1 cm d'épaisseur. Couper une vingtaine de cercles ( 5 cm de diamètre) avec un emporte-pièce.
3. Allumer le four à 220°C fonction grill. Saupoudrer de fromage et cuire les gnocchi de semoule pendant 6-7 minutes jusqu'à ce qu'ils deviennent dorés.
4. Pendant ce temps, monter le beurre avec un fouet pour qu'il devienne mou. Ajouter peu à peu l'eau minérale jusqu'à obtenir une mousse légère. Servir les gnocchi chauds avec la mousse au beurre.


Gnocchi à la romaine

Versione italiana

Rimango sempre affascinata dal mondo degli gnocchi in Italia, dalle mille forme, sapori, consistenze... E poi sono coccolosissimi, perfetti per queste giornatine grigie che arrivano.
Quindi anche se non è giovedi', ecco a voi gli gnocchi (mi sa' che questa battutaccia l'ho già fatta da qualche parte nel blog ;-). Solo che questa volta sono quelli alla romana, semplicissimi, nutrienti, uno di quei valori sicuri come il semolino :-).

Non so' se per voi è lo stesso, ma per me il semolino è veramente legato all'infanzia (vabbè alcuni lo odieranno immagino). A quelle domeniche sera dove si cenava presto senza gli adulti, con l'allegra prospettiva di una nuova settimana di scuola. Anche il dolce era composto da semolino (alla cannella).
L'unica cosa è che spesso trovo gli gnocchi alla romana un po' secchi, non so' hanno bisogno di un accompagnatore. E questo l'ho trovato nel numero di settembre de La Cucina Italiana: agli spinaci e con una spuma al burro. Una di quelle ricette che da quando le vedi cominciano ad ossessionarti, incuriosirti, soprattutto per la presenza di questa mousse di burro all'acqua minerale. Alla fine ho ceduto e li ho preparati con della rucola per il suo lato un po' selvaggio e con questa spuma al burro che vi consiglio vivamente di provare: una sensazione di leggerezza unica (poi sicuramente le calorie ci stanno ma il palato non le sente ;-)

Gnocchi verdi alla romana con spuma leggera al burro (per 4 persone)

- 550 g di latte fresco
- 100 g di semolino
- 100 g di rucola
- 2 tuorli
- 80 g di burro salato morbido + un po'
- ½ bicchiere d'acqua minerale gasata
- Grana grattuggiato, sale, pepe, noce moscata, origano o salvia

1. Portare il latte a bollore con un pizzico di sale e di noce moscata. Aggiungere la rucola a pezzetti e cuocerla per 3-4 minuti. Scolarla e strizzarla sopra il latte. Passarla al mixer.
2. Portare nuovamente a bollore il latte, versare il semolino, abbassare il fuoco e cuocere per 5 minuti.
Aggiungere 10 g di burro, 2 cucchiai di grana, i tuorli e la rucola. Pepare. La pastella deve risultare omogenea.
Far raffredare poi stendere con il mattarello ad un centimetro di spessore. Ricavare dei dischi di 5 cm con un tagliapasta.
3. Scaldare il forno a 220°C con funzione grill. Cospargere di grana e far gratinare per 5-6 minuti, fino a quando diventano dorati.
4. Nel frattempo montare il burro con l'origano. Quando comincia ad essere spumoso versare a poco a poco l'acqua minerale e continuare a montare fino ad ottenere una spuma.
Servire gli gnocchi caldi con la spuma di burro.

vendredi 24 septembre 2010

Banana and cranberries bread (light)

Banana and cranberries bread

Versione italiana più giù

C'est souvent le destin des gentilles bananes qui vont se nicher dans ce pain-cake moelleux, savoureux... Le banana bread est né apparemment au 18ème siècle mais a accédé au succès (toujours dans le cadre des gâteaux ;-) dans les années 60' aux Etats-Unis grâce à sa simplicité, la publication de livres de cuisine et à la diffusion de la levure chimique. Depuis, il se décline à l'infini...
J'en ai dégusté même dans un restaurant Cajun à Santa Barbara (The Palace Grill), très bon d'ailleurs, comme si c'était du pain, avec du poisson...un peu trop pour le poisson.

Son secret, enfin, si on peut dire secret, c'est la banane justement qui donne de la douceur et une belle texture humide et moelleuse. Je trouve que c'est un cake très réussi. Sauf que souvent, je le trouvais un peu lourd (beaucoup de beurre?) ou avec des difficultés de cuisson. Et pour une fois (en général je ne suis pas très scientifique sur ce point) j'ai fait de multiples essais avec différents ingrédients, afin de garder son bel arôme et lui donner de la légèreté. Et voici le résultat, avec du yaourt, du miel et de l'huile, qui me satisfait pleinement. J'ai juste ajouté des canneberges séchées (encore un clin-d'oeil à l'Amérique) qui par leur touche acidulée se marient à merveille.
Bon et sain, un petit goûter pour les enfants (et les grands). La semaine prochaine, nous revenons en Italie.
Je vous souhaite un très bon week end!

Banana bread aux canneberges (pour 6 personnes, une douzaine de petits cakes)

- 200 g de farine
- 2 càc de levure chimique (baking powder)
- la pulpe d'une gousse de vanille
- 50 g de sucre de canne
- 2 oeufs
- 30 g de miel
- 200 g de yaourt nature (ou fromage blanc ou lait fermenté)
- 70 ml de huile de pépins de raisins
- 200 g de bananes bien mûres
- 3 cs de canneberges séchées
- sel

Préchauffer le four à 180°C.
Mélanger la farine avec la levure, la vanille et le sucre. A part, fouetter les oeufs avec une pincée de sel, ajouter les miel puis le yaourt et l'huile. Ecraser les bananes à la fourchette et les incorporer au mélange liquide. Ajouter délicatement la farine et le sucre puis les canneberges.
Verser la pâte dans un moule à cake beurré et fariné ou recouvert de papier cuisson ou des moules individuels à muffin en silicone. Verser jusqu'au ¾ puis cuire 25-30 minutes pour les cakes individuels et 40-50 minutes pour un cake unique. Contrôler la cuisson avec la pointe d'un couteau (ou un cure-dent) qui doit ressortir sèche. Laisser légèrement tiédir puis démouler sur une grille. Ces cakes peuvent se préparer la veille, ils gardent leur moelleux grâce à la présence de la banane.

Bananabread aux cranberries

Versione italiana

Lo so' che è spesso il destino delle banane gentili dell'infanzia. Un po' trascurate in cucina, vengono salvate da questo pane-cake. Il banana bread pare sia stato inventato nel 700' ma ha conosciuto i suoi primi grandi successi (tipo i dischi ;-) negli anni sessanta, grazie alla sua facilità d'esecuzione, alla pubblicazione di libri di cucina e alla diffusione dell'uso del lievito chimico.
Ne ho anche mangiato a Santa Barbara in un ristorante Cajun (buonissimo, che vi consiglio: The Palace Grill) a mo' di pane con il pesce ecco forse era troppo come pane.

Il suo segreto (se si puo' chiamare tale :-) è la banana che conferisce dolcezza, morbidezza e umidità. Insomma trovo che nella famiglia dei cake è molto molto riuscito. Solo che spesso (ma sono gusti personali) lo trovavo un po' pesante (troppo burro?) o difficile da cuocere. E per una volta (di solito non sono molto scientifica su questo fronte) ho fatto varie prove, cambiando proporzioni e ingredienti. Questo è il risultato, con yogurt, miele e olio, che mi soddisfa pienamente. Ho aggiunto dei cranberries, ancora un accenno nord-americano, per il tocco acidulo che si sposa benissimo.
Una merenda sana e gustosa non solo per i piccoli (odio mi sembra uno slogan pubblicitario ;-)
La prossima settimana si torna in Italia. Buon week end!

Banana bread ai cranberries (pour 6 persone, una dozina di piccoli cakes)

- 200 g di farina
- 2 cucchiaini da caffè de lievito chimico (baking powder)
- la polpa di un baccello di vaniglia
- 50 g di zucchero di canna
- 2 uova
- 30 g di miele
- 200 g di yogurt al naturale (o latticello)
- 70 ml d'olio neutro (ho usato l'olio di semi d'uva)
- 200 g di banane ben mature
- 3 cucchiai di cranberries essicate
- sale

Scaldare il forno a 180°C.
Mescolare la farina con il lievito, la vaniglia e lo zucchero. A parte, sbattere le uova, aggiungere il miele poi lo yogurt et l'olio. Schiacciare le banane con una forchetta e incorporarle al miscuglio liquido. Poi, incorporare delicatamente la farina con lo zucchero .
Versare l'impasto in uno stampo da plumcake imburrato e infarinato o ricoperto da carta forno o stampini da muffin in silicone. Cuocere per 25-30 minuti se il cake è piccolo e 40-50 minuti se è grande. Far intiepidire poi sformare su una griglia. Si puo' preparare la vigilia, rimane umido e fragrante grazie alla presenza delle banane.

jeudi 23 septembre 2010

Hamburger de saumon, sauce yaourt à l'aneth

Salmon hamburger

Versione italiana più giù

L'autre moitié indissociable des buns...c'est le hamburger bien sûr, grand symbole des Etats-Unis (et rien à voir avec ceux qu'on mange ici). Il y a même des restaurants spécialisés en hamburgers de tout genre: différentes viandes (c'est délicieux à l'agneau par exemple), poisson, végétarien...
Avec celui-ci au saumon, j'ai voulu garder l'esprit californien: des produits locaux (souvent d'ailleurs, on indique sur la carte la ferme ou le ranch d'où vient la matière première), frais, une cuisine simple. Et bien entendu le poisson de la côte.
J'ai assaisonné le sandwich avec une sauce ultra simple et légère au yaourt, balsamique et aneth. Un classique que je fais très souvent même avec du poisson à la vapeur (de la grande cuisine quoi ;-).
Comme vous pouvez imaginer le procédé est enfantin et j'ai préféré rester sur l'essentiel: le hamburger en composé que de saumon (certaines recettes préconisent aussi de la farine et du blanc d'oeuf). C'est juste un peu délicat à cuire pour qu'il reste compact (j'ai détaillé tous les trucs :-).
Mordez donc dans ce sandwich rose et vert, sain, léger et rafraichi par cette sauce blanche au parfum du nord de l'Europe. Il réconcilie définitivement avec les hamburgers ;-)


Hamburger de saumon, sauce au yaourt et aneth (pour 4 personnes)


- 4 pains à hamburger (burger buns, recette ici)
- 500 g de filet de saumon frais (sans la peau)
- 200 g de yaourt nature (ou fromage blanc)
- quelques feuilles de salade mélangée: frisée, roquette...
- aneth frais, vinaigre balsamique, huile d'olive, sel et poivre

1. Couper en tartare très fine la chair de saumon. Assaisonner avec du sel, du poivre et de l'aneth ciselé. Diviser par 4 et bien presser dans des cercles de 10-12 cm de diamètre, posés sur une assiette recouverte de papier cuisson. Laisser reposer 5-10 minutes.
2. Pendant ce temps préparer la sauce. Mélanger le yaourt avec l'aneth et 2-3 cs de vinaigre balsamique. Saler, poivrer.Couper en deux les pains et les griller. Mettre de côté.
3. Chauffer une poêle anti-adhérente ou en inox en huilant légèrement. Poser délicatement 2 hamburgers de saumon à la fois, avec les cercles (sans le papier). Enlever les cercles et cuire à feu vif (pas trop) 2 minutes environ de chaque côté (ne retourner de l'autre côté que quand il s'est formé une croûte). Cuire les hamburgers restants.
4. Composer le sandwich avec: la moitié du pain, un peu de salade, l'hamburger 3 cs de sauce au yaourt et salade. Refermer avec l'autre moitié du pain et servir de suite, encore chaud.
La sauce se garde très bien 2 jours, couverte, au réfrigérateur.


Yummy salmon hamburger

Versione italiana

L'alter ego dei buns non puo' essere che l'hamburger no? Grande simbolo statunitense (anche se dal nome non si direbbe ;-), secondo me deve essere assaggiato in loco, molto buono e niente a che vedere con quelli tutti striminziti che si servono qui. Tra l'altro ci sono anche ristoranti specializzati solo in hamburger: con diversi tipi di carne (è buonissimo con l'agnello ad esempio), pesce, vegetariano...
Con questa versione al salmone (più leggera) ho voluto conservare un po' lo spirito californiano: prodotti locali (spesso è indicata la fattoria o il ranch di provenienza), freschi e piatti semplici. E naturalmente il pesce della costa.
L'ho servito con una salsa allo yogurt, balsamico e aneto, un mio evergreeen che servo anche con del salmone al vapore (dell'alta cucina insomma ;-). Per la composzione beh sono rimasta sull'essenziale: c'è solo salmone! Alcune ricette prevedono farina e albume. L'unico problema è che è un po' delicato da maneggiare per evitare spappolamenti (vi do' i trucchetti).
Non ci resta che mordere in questo panino rosa e verde, sano, fresco, con il profumo del nord Europa. Di che riconciliarci definitivamente con l'hamburger :-)


Hamburger di salmone con salsa allo yogurt e aneto (pour 4 personnes)


- 4 pani da hamburger (burger buns, ricetta qui)
- 500 g di filetto fresco di salmone (senza la pelle)
- 200 g di yogurt al naturale
- qualche foglia d'insalata mista: riccia, rucola...
- aneto fresco, aceto balsamico, olio d'oliva, sale e pepe

1. Tagliare a dadini piccoli piccoli la polpa di salmone, condirla con dell'aneto a pezzetti, sale e pepe. Pressare la polpa in 4 cerchi di 10-12 cm di diametro, poggiati su un piatto coperto da carta forno. Lasciar riposare 5-10 minuti.
2. Nel frattempo, preparare le salsa: mescolare la yogurt con 2-3 cucchiai d'aceto balsamico, abbondante aneto, sale e pepe. Tagliare in due i pani e tostarli.
3. Scaldare una padella antiaderente o di inox, oliandola leggermente. Poggiare due hamburger alla volta con il cerchi (senza la carta). Ritirare il cerchio e cuocere a fuoco vivace 2 minuti circa per lato (non rigirare finché non si è formata la crosticina). Cuocere gli hamburger rimanenti.
4. Comporre il panino: metà del pane tostato, qualche foglia d'insalata, salmone, 3 cucchiai di salsa allo yogurt, insalata e l'altra metà del pane. Servire subito ancora caldo.
La salsa si conserva bene un paio di giorni coperta di pellicola, al fresco.

mercredi 22 septembre 2010

California again...

Death Valley (California)

Mesquite sand dunes- Death Valley

Encore quelques cartes postales de la Californie (puis on repasse à la rentré, les choses sérieuses et l'automne :-).
Voilà deux endroits (très connus) que j'ai beaucoup aimés. D'une part le désert, la Death Valley (elle porte bien son nom) et d'autre part Yosemite Park, ses roches et ses cascades.
En un seul jour, nous sommes passés de la fraîcheur bleue et verdoyante du Yosemite Park à l'autre côté de la Sierra Nevada, tout d'un coup aride, jaune et chaude. De 3000 mètres à - 50 mètres.
Nous appréhendions un peu le passage du parc immense, magnifique et impressionant (où j'aurais souhaité rester plus longtemps me promener et rencontrer des ours ;-) au désert un des plus secs et chauds du monde (en moyenne), où il ne pleut presque jamais. En effet, entouré de cinq chaines de montagnes les nuages arrivent très difficilement et l'escursion thermique est quasi inexistante (donc à minuit il peut continuer de faire plus de 40°C).
Je ne m'attendais à rien à part la chaleur étouffante... et puis la magie a opéré. Des paysages très variés, des roches colorées, des dunes, là depuis la nuit des temps. Les routes désertes (forcément) pendant des kilomètres, la sensation d'être au milieu de nulle part et le seul bruit de ce vent chaud et sec (un peu comme un sèche-cheveux ;-). Comme tous les climats extrêmes, ils nous frappent. Un endroit unique.
Et bien sûr j'ai tout de suite pensé à Antonioni et son film Zabriski Point (un des plus beaux endroits du désert) et me suis demandée s'il n'avait pas tourné son film en hiver :-).
Petite touche finale sur la Laguna beach (de nouveau sur la côte au nord de SanDiego) où on retrouve la Californie comme on l'imagine, de belle plages chaudes et des palmes.
La prochaine fois on mange, promis...

Yosemite National park (California)

Yosemite National Park
Versione italiana

Eccoci di nuovo con le cartoline blu e verdi della California (poi si passa a cose serie, l'autunno ecc. :-). E due posti che mi sono rimasti nel cuore (ma in questo non sono molto originale lo riconosco): Yosemite National Park, immenso, roccioso e acquoso e l'arido deserto della Death Valley (che nome invitante!).
Avrei voluto poter rimanere di più nel parco, scoprire ancora scorci nascosti, cascate, incontrare orsi...
In un giorno siamo passati dalle verde valle del Yosemite all'altra parte della Sierra Nevada improvvisamente arida, gialla e calda. Da 3000 metri a -50 metri.
Eravamo un po' preoccupati per questo attraversamento di uno dei deserti più secchi e più caldi del mondo (in media). Circondata da cinque catene di montagne, la Death Valley non vede quasi mai l'acqua. Tra l'altro non c'è quasi escursione termica (si esce a mezzanotte e continuano a fare più di 40°, l'estate s'intende).
Non mi aspettavo un granché a parte il caldo invadente...e poi magia, una sensazione stranissima. Sentirsi in mezzo al nulla, strade deserte per chilometri, paesaggi cosi' antichi e vari. E solo il rumore del vento caldo e secco (tipo asciugacapelli ;-). Come tutti i posti estremi, ci rimangono impressi.
Ho anche pensato ad Antonioni ed al suo Zabriski Point (uno dei più bei angoli del deserto) e mi sono detta che deve aver per forza girato il film in inverno.
Piccolo tocco finale sulla bellissima Laguna Beach, di nuovo sulla costa, al sud, con spiagge e palme, aria di vacanza, come la California che immaginiamo.
La prossima volta si mangia, promesso...

Zabriski point (Death Valley)

Zabrisky point (Death Valley)

Death Valley (California)

Death Valley

Yosemite National park (California)

Yosemite National park (California)

Yosemite National Park

Laguna Beach (California)

Laguna beach

mardi 21 septembre 2010

Burger buns :-)

Burger buns

Versione italiana più giù

Pour rester sur le thème Outre-Atlantique, je me suis amusée, comme pour le ketchup, à préparer le pain à hamburger. Là aussi, toujours associé au fast food (et surtout junk food, jusqu'à quand c'est fast ce n'est pas trop grave ;-), ce pain, un peu riche, peut être tout simplement délicieux.
Refaire à la maison (de A à Z) ce que j'aime, ce que j'ai goûté, ce qui m'a intriguée est quelque part une façon de m'approprier du plat, de la nourriture et de la sentir familière, voire saine. Mais surtout c'est une manière gaie d'évoquer de bons moments. D'ailleurs, à mes retours de voyage, je reviens toujours avec mille projets culinaires (souvent trops), qui font sourire mon mari.
Donc voilà, je suis tombée moi aussi dans les buns. Très faciles à faire, goûteux déclinables...enfin nous n'avons plus d'excuses (en plus ils se gardent bien et peuvent se surgeler). Petite annotation, si vous faites le double de la recette, je vous conseille d'ajouter un oeuf, il seront encore plus moelleux.
A votre avis quelle sera la prochaine proposition? Je sais, c'est trop évident!


Burger buns (pour 6 petits pains)


- 280 g de farine riche en gluten
- 4 g de levure de boulanger sèche active (ou 12 g de levure fraîche)
- 1 càc de sel
- 1 cs de sucre
- 50 g de beurre mou
- 100 ml de lait
- 50 ml d'eau tiède
- 2 cs de paprika
- 1 jaune d'oeuf pour dorer
- graines de sésame grillées (pour des complètes, en magasin bio)

1. Mélanger la levure avec l'eau tiède et laisser fermenter une dizaine de minutes jusqu'à ce qu'il se forme une écume en superficie.
2. Mélanger le sucre, le sel et la paprika à la farine. Former un puits au milieu et verser la levure, puis le beurre mou. Travailler la pâte (mieux vaut avec un robot) en ajoutant peu à peu le lait jusqu'à ce qu'elle devienne lisse et souple. Former une boule, couvrir d'un linge humide (ou de papier film un peu fariné) et laisser lever dans un endroit tiède pendant une heure. La pâte doit doubler de volume.
3. Reprendre la pâte, la diviser en 6 tranches puis former 6 boules. Laisser encore lever une demi-heure environ (les pains doivent bien gonfler).
4. Préchauffer le four à 180°C. Dorer les pains avec le jaune d'oeuf dilué dans une petite cuillère de lait puis parsemer de graines de sésame. Cuire pendant 20-30 minutes, jusqu'à ce que les pains soient dorés. Laisser tiédir sur une grille. Fermés dans un sachets, ils se gardent bien 2-3 jours, il suffira de les réchauffer ou les griller avant de les déguster.


Burger Buns

Versione italiana

Sempre in tema oltreoceano e come per il ketchup, mi sono divertita a fare in casa i panini da hamburger (che poi insomma è pane ;-) Spesso associati al junk-fast food (solo fast andrebbe pure bene), possono essere semplicemente deliziosi. Vi ricordate quando andava di moda chiamare i bar snack bar? Da piccola mi aveva sempre colpito soprattutto perché non conoscevo il significato di snack...vabbè torno ai panini.
Facilissimi, si conservano bene sia chiusi in dei sacchetti o surgelati. Se fatte il doppio della quantità (ve lo consiglio) aggiungete un'uovo all'impasto, sarà ancora più morbido.
Non so' se per voi è la stessa cosa ma rifare a casa cio' che mi è piaciuto, mi ha incuriosita è un modo per riappropriarmi del piatto, sentirlo familiare, sano. E poi è anche una via per evocare allegramente i bei momenti. Infatti quando torno dai viaggi, ho sempre la valigia (stra)piena di progetti culinari che fanno sorridere mio marito.
Secondo voi, cosa vi proporro' la prossima volta? (sto' sfiorando le ovvietà scusate ;-)

Burger buns (per 6 paninetti)

- 280 g di farina manitoba
- 4 g di lievito di birra liofilizzato attivo (o 12 g di lievito fresco)
- 1 cucchiaino di sale
- 1 cucchiaio di zucchero
- 50 g di burro morbido
- 100 ml di latte
- 50 ml d'acqua tiepida
- 2 cucchiai di paprika
- 1 tuorlo d'uovo e un po' di latte (per spennellare)
- semi di sesamo tostati (ho usato quelli integrali)

1. Mescolare i lievito con l'acqua tiepida e lasciar fermentare per una decina di minuti finché si forma una schiumetta in superficie.
2. Mescolare il sale, lo zucchero e la paprika alla farina. Formare un cratere e versare il lievito poi il burro morbido. Cominciare a lavorare (meglio con l'impastatrice) versando a poco a poco il latte, per una decina di minuti. La pasta deve diventare elastica, liscia ed omogenea.
3. Formare una palla, coprire con un panno umido (o pellicola leggermente infarina) e lasciar lievitare in un posto tiepido per un'oretta. Deve raddoppiare di volume. Riprendere la pasta, tagliare 6 fette poi formare 6 pallette. Lasciar nuovamente lievitare su una teglia per 30 minuti circa, finché saranno gonfi.
4. Scaldare il forno a 180°C. Spennellare i panini con il tuorlo diluito con un cucchiaino di latte. Cospargere di semi di sesamo e cuocere per 20-30 minuti finché i pani diventano dorati. Lasciare intiepidire su una griglia. Chiusi in un sacchetto si conservano 2-3 giorni. Basterà tostarli o scaldarli giusto prima di servire.

lundi 20 septembre 2010

Quelques paysages californiens...

Santa Monica (California)


Santa Monica (Los Angeles)

Aujourd'hui je vous laisse avec quelques images de l'Ocean Pacifique sur la côte Californienne, souvenirs de vacances, histoire de rêvasser un peu et de s'immerger dans ce bleu intense et sauvage. C'est justement ce dernier aspect qui m'a frappé, je ne m'y attendais pas à ce point, peut-être car souvent on nous montre les plages californiennes toutes mignonnes, des belles filles, de magnifiques villas... Or, si c'est un Etat très soigné, lumineux, avec le culte des produits frais et du sport (c'est là qu'est né le concept du bio, du végétarien), je l'ai senti encore comme une terre de conquête. Des espaces immenses, souvent vides, purs, balayés par le vent de l'Ocean Pacifique. Un pays fascinant.
Sur les photos il ne manque que la température très fraîche (d'ailleurs il suffit de voir l'atmosphère à San Francisco ;-) et les parfums de montagne que l'on sentait au bord de la mer...drôle de sensation.
Une prochaine fois, je vous montrerai le côté terre, où il fait véritablement plus chaud.

Cambria (California)

Cambria
Versione italiana

Oggi vi lascio con qualche cartolina del mare californiano. Lo so' sono molto in ritardo ma non potete immaginare come è cominciato il rientro: molto lavoro, un mega virus sul computer e il cambio di quest'ultimo... (hi hi :-)
Una scusa per ricordare le vacanze, immergersi nel blu intenso e selvaggio della California. Ecco è proprio quel suo aspetto selvaggio che mi ha sorpresa ed affascinata di più, un po' fuori dai clichés tipo Bay Watch ;-). La costa è spazzata dai venti dell'Oceano Pacifico (molto freddo) e si attraversano spazi immensi. Anche se la California è uno Stato ricco, curato, luminoso dove regna il culto dei prodotti sani e lo sport (è li' che è nato il concetto di bio, di vegetariano...), la sensazione è ancora quella di una terra di conquista. Spesso vuota, pura. Sulle foto manca solo l'aria molto fresca (diciamo fredda a San Francisco) e il profumo di montagna vicino al mare.
Una prossima volta, vi mostrero' l'entroterra, dove fa' sensibilmente più caldo :-)

Big Sur (California)

Big Sur

Monterey (California)

Monterey

Golden Bridge-San Francisco (California)

Golden Gate- San Francisco

San Francisco

San Francisco

San Francisco

Coconut house (San Francisco)

Coconut house- San Francisco

jeudi 16 septembre 2010

Glace (sorbet?) aux figues et lait d'amandes: les parfums du sud de l'Italie

Figs and almonds ice-cream

Versione italiana più giù

Les amandes et les figues évoquent pour moi le sud-sud de l'Italie. Ces ciels très bleus, la lumière forte et aussi la chaleur d'été incessante à laquelle on s'habitue. Tout devient alors plus lent, on a envie de fraîcheur comme d'un bon lait d'amandes froid ou une granita à déguster à la terrasse d'un bar de la Sicile ou des Pouilles. Et puis, il y a les figues abondantes, sucrées qui à la fin de l'été pèsent sur les arbres et là je pense à mes vacances en Calabre, à sa campagne frugale, essentielle.
C'est les sensations que j'ai eues quand j'ai imaginé cette glace qui finalement se rapproche beaucoup d'un sorbet puisqu'elle est acqueuse, douce et légère... Je crois que là je ne suis pas encore prête à affronter l'automne ;-D

C'est ultra simple à réaliser, la réussite dépend bien entendu beaucoup de la qualité des figues. Le lait d'amandes laisse une trace subtile, un arrière goût qui accompagne bien les fruits.
Si vous faites des glaces (un peu comme moi toute l'année: viva il gelato ;-), je vous conseille vivement d'investir dans une sorbetière (je sais, je le dis tout le temps) et d'utiliser du sirop de glucose (il coûte très peu et dure une éternité, vous en trouverez facilement sur internet): il permet de garder la glace moelleuse puisqu'il retarde la cristallisation.
A défaut vous pouvez le remplacer par du sucre ou un peu de miel neutre (sachant que ce dernier change un peu le goût et a un pouvoir sucrant bien supérieur).
Donc voilà, avec cette glace très légère vous vous sentirez encore un peu en vacances.

Glace-sorbet aux figues et lait d'amandes (pour 6 personnes)

- 250 g de figues fraîches (épluchées)
- 200 ml de lait d'amandes de bonne qualité
- 50 ml d'eau
- 30 g de sirop de glucose (1 cs)
- 30 g de sucre semoule

Faire chauffer l'eau avec le sucre puis ajouter le sirop de glucose. Porter à ébullition afin que le sucre fonde. Laisser tiédir.
Passer au mixeur les figues, le sirop et le lait d'amandes. Mettre au congélateur une vingtaine de minutes. Passer à la sorbetière.


Versione italiana

Le mandorle e i fichi sono per me sinonimo di profondo sud dell'Italia. Di quei cieli dall'azzurro infinito, quella luce cosi' vivida, unica e la calura estiva senza sosta alla quale ci si abitua. Tutto diventa allora molto più lento e si cerca freschezza sul terrazzo di un bar in Puglia o in Sicilia con un bel latte di mandorle o una granita. E poi, ci sono gli alberi di fichi stracolmi alla fine dell'estate e mi fanno pensare alla Calabria...Insomma, detto questo (non voglio farvi venire il magone eh) mi sa' che non sono ancora pronta per la stagione che verrà. Infatti mi mangio un gelato ;-)

Leggero e acquoso, questo gelato si avvicina molto ad un sorbetto. Il latte di mandorle rimane discreto, come un retrogusto che accompagna il sapore del fico.
Se amate il gelato (tipo me che ce l'ho nel dna) vi consiglio vivamente di comprare la gelatiera (una promozione fuori tempo massimo lo riconosco ;-). Ma anche d'usare dello sciroppo di glucosio (si trova in farmacia o su internet, non costa molto e dura un'eternità): permette di rallentare la cristallizzazione e quindi mantiene il gelato più cremoso.
Se proprio non riuscite a procurarvelo, usate solo zucchero o anche del miele (tenendo presente che cambia un po' il sapore e che ha un potere dolcificante superiore).
Tanto, voglio dire, è ancora estate no? ;-)

Gelato-sorbetto ai fichi e latte di mandorla (per 6 persone)

- 250 g di fichi freschi sbucciati
- 200 ml di latte di mandorla
- 50 ml d'acqua
- 30 g di sciroppo di glucosio (1 cucchiaio)
- 30 g di zucchero semolato

Preparare uno sciroppo portando a bollore l'acqua, lo zucchero e lo sciroppo di glucosio. Spegnere quando tutto si sarà sciolto. Lasciar intiepidire.
Frullare i fichi con il latte di mandorla e lo sciroppo. Mettere in freezer una ventina di minuti e passare nella gelatiera.

mercredi 15 septembre 2010

Torta paradiso aux figues et aux mûres du jardin

Torta paradiso with figs and blackberries

Versione italiana più giù

Le gâteau du paradis...un gâteau classique de la Lombardie dont le nom éloquant m'a toujours laissée un peu perplexe. J'ai donc attendu des années avant d'essayer. Vous me direz que ce n'est pas très logique ;-) J'avais peur d'un gâteau un peu sec, trop simple...puis finalement je me suis laissée tentée et je n'ai pas été déçue.

Quand cet été, en Italie, un de mes frères (le petit :-) m'a dit: " Edda il y a plein de mûres dans le jardin" (sachant que bon, il y avait maximum deux mètres carrés de ronces), j'ai tout de suite essayé d'imaginer ce que j'en pouvais faire. Sauf que, j'ai laissé passer le temps, ne suis descendue dans le jardin, toute optimiste, avec mon panier, que plusieurs jours plus tard. Et là grande déception presque pas de mûres, toutes riquiqui et beaucoup d'épines ;-). Le panier presque vide, je me suis mise à flâner encore, on ne va pas dire dans le verger puisqu'il n'y pas que 4-5 arbres fruitiers un peu sauvages. Et là les premières figues, toutes violettes, belles, gonflées...elles sont allées tenir compagnie aux mûres dans la torta paradiso.
Il s'agit d'un gâteau simple, doux, délicat. Aimé par les enfants pour son côté très moelleux grâce à la présence de la fécule de pomme de terre et cette touche blanche de sucre glace qui fait penser au paradis. Un de ces gâteaux de grand-mère, gentils, rassurants, indémodables. Traditionellement, cette torta est servie avec du mascarpone à la cannelle. Ici, j'ai ajouté des fruits de fin d'été, une petite surprise, qui lui donne encore plus de charme, de parfum, de caractère.

Torta paradiso aux figues et aux mûres (pour 6 personnes)

- 180 g de beurre à température ambiante
- 100 g de sucre glace (+ un peu pour décorer)
- 60 g de sucre semoule
- 120 g de farine
- 80 g de fécule de pomme de terre
- 4 oeufs
- zeste d'un citron bio, râpé
- 2 figues bien dodues et 20 mûres sauvages (environ)

1. Préchauffer le four à 180°C. Dans un batteur monter le beurre avec les deux sucres jusqu'à ce qu'il devienne crémeux. Monter deux blancs d'oeuf en neige ferme. Ajouter au premier mélange 2 oeufs entiers et 2 jaunes puis le zeste de citron râpé. Incorporer délicatement les blancs d'oeufs puis la farine et fécule en mélangeant du bas vers le haut en sens circulaire.
2. Couper les figues en tranches ou en cubes. Verser la moitié d ela pâte dans des moules en silicone ou en métal beurrées et farinés. Y poser les morceaux de figues et quelques mûres. Couvrir avec le reste de la pâte.
3. Cuire pendant une vingtaine de minutes (30-35 minutes si on utilise un seul moule): le gâteau doit gonfler, se colorer (en enfilant la pointe d'un couteau, elle doit ressortir sèche).Laisser refroidir puis démouler sur une grille. Saupoudrer de sucre glace avant de servir. Ces gâteaux restent moelleux si conservés, un jour, dans une boîte hermétique mais perdent un peu de leur croustillant en superficie.

Torta paradiso ai fichi e more

Versione italiana

Lo so' non è logico ma il nome altisonante di questa torta (senza averla assaggiata) mi ha sempre lasciata un po' perplessa, avevo paura di un'illusione gustativa, troppa semplicità... Solo che a furia di vederla decantare, mi è venuta voglia di provare e non sono rimasta delusa.

L'abbinamento con i fichi e le more (minuscole del giardino italico) è nato quando il fratello piccolo (si fa' per dire, è altissimo) è tornato a casa tutto entusiasta dicendomi che in giardino era pieno di more (calcolate che al massimo c'erano due metri quadri di rovi). E li' la mia mente cucinesca ha cominciato a divagare. Un po' troppo, visto che sono scesa tutta eccitata con il cestino solo giorni dopo. Grande delusione, pochissime more, piccole piccole e tantissime spine in compenso. Un po' sperduta, mi sono messa a vagare e ho incontrato i primi fichi settembrini tutti gonfi e sensuali (anche qui non immaginatevi chissà che, avremo si' e no qualche albero di frutta allo stato quasi selvatico). E cosi' i fichi sono andati a tener compagnia alle morette ;-)
Per tornare alla torta che evoca il paradiso per quel suo aspetto candito, la morbidezza gentile (grazie al burro e alla fecola), è coccolosa, uno di quei sapori rassicuranti d'infanzia: uova, burro... E con i fruttini all'interno (la sorpresina) è ancora più profumata.

Torta paradiso ai fichi e more (per 6 persone)

- 180 g di burro a temperatura ambiente
- 100 g di zucchero a velo
- 60 g di zucchero semolato
- 120 g di farina
- 80 g di fecola di patate
- 4 uova
- scorza di limone non trattato grattuggiato
- 2 bei fichi e una ventina di more selvatiche
- zucchero a velo per decorare

1. Scaldare il forno a 180°C. Con una frusta, montare il burro con gli zucchero finché diventa gonfio e spumoso. A parte, montare due albumi a neve. Aggiungere 2 uova intere e 2 tuorli al primo miscuglio poi incorporare delicatamente gli albumi montati, la farina e la fecola con movimenti circolari dal basso verso l'alto.
2. Tagliare i fichi a fettine o cubi. Versare la metà dell'impasto in degli stampini imburrati e infarinati (o di silicone), poggiare i pezzetti di fichi e qualche mora e ricoprire con il resto dell'impasto.
3. Cuocere per una ventina di minuti (una trentina se lo stampo è unico). Le tortine devono gonfiarsi e colorarsi (infilandoci uno stecchino, deve uscire asciutto). Far raffredare nello stampo poi sformare su una griglia. Cospargere di zucchero a velo prima di servire. Si conservano morbidi un giorno in una scatola ermetica ma perderanno un po' di fragranza.

lundi 13 septembre 2010

Piadina allo stracchino (le sandwich typique de l'Emilie-Romagne)

Piadina allo stracchino

Versione italiana più giù

Il n'y a pas d'italien qui ne connaisse la piadina, ce pain plat, rassasiant, parfait pour le sandwich mais aussi très bon avec de la confiture ou de la Nutella ;-). Il s'agit d'un pain très ancien qui date de l'époque des romains (et peut-être bien avant) composé d'eau et de farine, sans levure, que l'on cuisait sur la pierre chaude ou une large poêle sur le feu (un peu comme le pain azime). C'est l'ancêtre de la focaccia. Et puis elle a été un peu enrichie: farine blanche ou mélangée, matière grasse comme le saindoux (moins cher que le beurre ou l'huile)... et surtout elle a trouvé sa patrie en Emilie-Romagne. D'ailleurs quand on dit piadina on pense tout de suite à cette région. Souvent on enseignait déjà aux enfants à en faire. Contrairement à la pizza qui a fait le tour du monde, la piadina est restée en Italie.
Pendant longtemps elle a été le pain des pauvres de cette région car elle avait l'avantage de coûter peu, de cuire rapidement et surtout de couper la faim (vu sa densité).
Et puis est arrivé la mode dans les année 50' où le long de la côte adriatique les gens achetaient leur piadina dans des kiosques le long de la mer. Ainsi la piadina est devenue street food, fast food.
Aujourd'hui on en trouve un peu partout en Italie, le plus souvent de l'industrielle (qui se garde bien) et elle est idéale pour faire des sandwichs, comme base pour des sauces (elle n'absorbe pas) ou pour le goûter.
Pour moi aussi elle fait partie de mes souvenirs d'adolescente et ses sandwichs ;-).
Quand j'ai vu la recette d'un lectrice sur le magazine La cucina Italiana (du mois de juillet), je n'ai pas pu résister. Et comme vous pouvez imaginer c'est bien meilleur fait maison et encore chaud.

Cette version est en réalité plus riche et goûteuse que la recette traditionnelle (du lait à la place de l'eau, plus de saindoux...). Vous pouvez rester dans le classique en utilisant ces proportions: 500 g de farine et 50 g de saindoux ou bien utiliser de l'huile dans ces proportions: 500 g de farine, 250 g d'eau et 50 g d'huile. Le procédé est toujours le même.
Enfin, pour venir à la farce, j'ai utilisé du stracchino (même si souvent on le sert avec un autre fromage très frais, léger et acqueux de la région: squacquerone (impossibile à trouver ici). Le stracchino est un fromage frais italien au lait de vache, originaire de la Lombardie, à la pâte molle, bien crémeux et à la saveur assez douce. Vous pouvez le trouver dans chez votre épicier italien, j'ai donné quelques adresses sur Paris ici. Il est bien entendu remplaçable :-)

N.B. Je souhaitais remercier vivement la journaliste Soizic Briand du magazine Challenges (de cette semaine), pour le très bel article sur mon blog.

Piadina au stracchino (pour 6)

- 500 g de farine
- 15 g de levure chimique ou baking powder
- 220 de lait (ou d'eau) tiède
- 100 g de saindoux (ou de beurre)
- sel
- une confection de stracchino (250-300 g)

1. Mélanger la farine à la levure. Former un trou, poser au centre le saindoux en morceaux et 1càc de sel. Verser le lait et travailler la pâte afin qu'elle devienne souple, lisse et homogène. Former une boule, la mettre dans un récipient et couvrir d'un linge humide. Laisser lever pendant une heure à température ambiante (25°C environ) jusqu'à ce qu'elle double de volume.
2. Former un cylindre avec la pâte puis diviser en 6 ou 12 morceaux. Former des boules puis les étaler en forme de disque de 3-4 mm.
3. Chauffer une grande poêle plate (idéalement en fonte) puis y cuire les piadine, 2-3 à la fois, 4-5 minutes en les retournant souvent. Couper en deux et laisser légèrement tiédir sur une grille.
4. Farcir les demi piadine avec le stracchino (ou de charcuterie, autre fromage frais, légumes grillés...) et servir encore chaud. On peut cuire les piadine à l'avance (elle se conservent 1 jour dans un sac plastique ou une boîte hermétique) et les chauffer au dernier moment.


Versione italiana

Non c'è italiano che non conosca la piadina, romagnola per antonomasia. Contrariamente alla pizza, non è molto uscita fuori dalla frontiere. Anche per me il panino con la piadina o eventualmente con la nutella, fa' parte del patrinomio adolescenziale di street-fast food ;-).

Come si puo' intuire è un pane antichissimo (la piada), che si preparava già all'epoca dei romani, con farina e acqua e senza lievito, cotto naturalmente su una larga padella sul fuoco. Diventato poi cibo povero dei contadini (anche per il suo lato denso) è stato più o meno arrichito con altri ingredienti come lo strutto (che qui in Francia si trova raramente). E poi è diventato simbolo di buon fast food con i chioschetti sulla riviera romagnola. Mi piace la sua storia.
Quando ho visto la ricetta di una lettrice su La Cucina Italiana (di luglio), non ho resistito. Come potete immaginare, è molto più buona fatta in casa e ancora calda :-)
Questa versione è pero' un po' più ricca di quella classica. Con lo stesso procedimento potete preparare piadine con 500 g di farina e 50 g di strutto oppure 500 g d farina, 250 g d'acqua (al posto del latte) e 50 g d'olio.
Per quanto riguarda lo stracchino, cosi' morbido e goloso, beh non c'è bisogno che ve lo presenti anche se pure qui lo si deve cercare a lungo. Certo con lo squacquerone sarebbe stato più logico ma non l'ho mai visto oltralpe. Piadiniamo? ;-)

Piadina allo stracchino (per 6)

- 500 g di farina
- 15 g di lievito in polvere (chimico non dolce) o baking powder
- 220 di latte (o d'acqua) tiepido
- 100 g di strutto
- sale
- una confezione di stracchino (250-300 g)

1. Mescolare la farina con il lievito. Formare una fontana, mettere al centro lo strutto e un cucchiaino di sale. Versare il latte e lavorare l'impasto finché diventa omogeneo, liscio ed elastico. Formare una palla, metterla in un recipiente e coprirla con un panno umido. Lasciar lievitare per un'oretta a temperatura ambiente (25°C circa).
2. Formare un salsicciotto perr ricavare 6 o 12 pezzi e formare delle palle. Stenderle con il mattarello in modo da formare dei dischi di 3-4 mm di spessore.
3. Cuocere in una larga padella (idealmente di ghisa) già calda per 5-6 minuti (2-3 alla volta) rigirando più volte e facendo dei buchi con i rembi di una forchetta.
4. Tagliarle in due e farle leggermente intiepidire su una griglia. Farcire con lo stracchino e servire ancora caldo.