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Paris des Chefs: fabuleux voyage de Jean-François Piège à Magnus Nilsson

ParisChefs rouge (Degeimbre, Passerini and Lopriore)
Degeimbre- Passerini- Lopriore
Versione italiana più giù

Paris des Chefs est une manifestation ouverte au grand public, une occasion pour rencontrer, découvrir des grands Chefs, des personnalités (artistes, designers, photographes…) de divers horizons.
L’idée de base food+ design était de présenter des duos Chefs-designers (logique), une manière de montrer comme la gastronomie peut aller outre, comme il y a toujours une interaction entre l’esthétique, l’émotion, le message que l’on veut faire passer que ce soit à travers un plat ou un lieu. La cuisine raconte toujours quelque chose.
J’y suis allée cette année, un seul jour, par curiosité mais sans grandes attentes. J’en suis sortie pleine d’émotions, les yeux pétillants, j’avais l’impression d’être partie en vacances (bon après j’ai mis presque deux heures pour rentrer au milieu de la circulation, ce qui a enlevé tout le côté romantique). Qu’est-il resté de cette journée?
Premièrement la découverte de belles personnalités, passionnées, courageuses, rêveuses.

J’ai senti un enthousiasme à fleur de peau, cette envie très forte de faire encore plus, de rechercher constamment. La matière, le produit, le goût sont rois. La technique n’est qu’un moyen pour donner forme à une idée. Pas de rigidités sur le bio, le local (qui sans contexte n’a pas de sens) mais beaucoup d’humilité et de respect de la nature, de notre culture et de nos souvenirs gustatifs. J’aime cette évolution, cette approche de la cuisine.

ParisChefs (Torrisi, Carbone and Piège)
Torrisi et Carbone- Piège

Plus concrètement, j’ai été frappée par:
1. le message intense et les saveurs dépaysantes du plat de la mer de de Sang-Hon Degeimbre
2. la déclaration d’amour à la pâtisserie de Jacques Génin,
3. la créativité du Chef italien (à Paris) Giovanni Passerini au de là de tout cliché. Surtout au de là même des plats italiens, si liés au territoire, qui selon lui ne peuvent qu’être dégustés sur place. Et l’effet design: une assiette rouge qui change de couleur au contact avec les ingrédients chauds: impressionnant.
4. l’immense talent de Jean François Piège qui arrive sans techniques de show à présenter des amuses-bouches d’une élégance extrême mais aux saveurs si familières presque de l’enfance (comme le sandwich jambon-beurre revisité). C’est l’idée et le goût qui comptent
5. la poésie, je dirai presque l’idée du monde, des sensations que l’on a quand on déguste un plat du Chef italien Paolo Lopriore. Essentiel, apparemment très simple mais fort
6. la passion infinie du Chef suédois Magnus Nilsson pour sa terre (presque en Laponie), qui chasse, cultive, cueille uniquement les produits de la ferme, du bois. Qui vit en symbiose avec la nature et qui a l’air si heureux de son choix. Ses plats d’une grande simplicité, cuits au charbon en direct de la salle (y compris son os pour la moelle), touchent quelque chose de très primordial en nous, vont à l’essentiel. Toute la salle était sous le charme de cette leçon de survie tout en gardant la pureté d’une cuisine gastronomique. Je crois que c’est l’intervention qui m’a le plus touchée.
7. la cuisine des Chefs Richard Torrisi et Mario Carbone, des jeunes italiens à New York. Une cuisine gourmande, gaie, accessible et très fusion (pas vraiment italienne ;-). Leurs mélanges (carbonara aux crevettes, gingembre et saucisses qui m’a donné une faim de loup) qui peuvent sembler urlu berlu ici ont un vrai sens. C’est le lieu où l’on vit, la culture qu’on côtoie et les produits qu’on a qui font la cuisine. Enfin le Chef Inaki Aizpirate nous a présenté sa cuisine, accessible mais recherchée, aux saveurs qui font voyager et qui reste populaire.
Une dernière chose qui peut paraître anodine, j’ai adoré les présentations du journaliste Andrea Petrini: brillant, impliqué, rigolo… un vrai plaisir de l’écouter.
Voilà, la rencontre avec des grands fait toujours réfléchir et donne encore plus envie de découvrir leurs mondes. La liste devient très longue…
ParisChefs (Magnus Nilsson)
Plats de Magnus Nilsson
Versione italiana
Paris des Chefs è una manifestazione gastronomica, aperta al pubblico, con l’idea di far conoscere grandi chefs e di affianchiargli altre personalità, come dei designer, degli artisti… L’idea di base quest’anno era food+design, un modo per dimostrare come la cucina può andare oltre, l’interazione con l’estetica ma anche le emozioni e i messaggi che si vogliono dare con un piatto o un luogo. La cucina ci racconta sempre qualcosa.
Ci sono stata quest’anno per la prima volta, un giorno solo, più per curiosità. Non mi aspettavo un granchè, ho sempre paura che quando si affiancano elementi ibridi ad uno Chef, la cosa diventa noiosa o puramente commerciale. Invece sono tornata piena d’emozioni, gli occhi scintillanti e con l’impressione d’essere partita in vacanza (a parte il traffico allucinate del ritorno 😉
La cosa più bella è stato l’incontro dal vivo di questi Chefs con personalità, coraggio, entusiasmo ma soprattutto un passione profonda, contagiosa, una voglia di cercare sempre, con grande umiltà. E poi c’è il rispetto del prodotto, del gusto, della natura al di là dei rigidismi bio, del chilometro zero (che fuori contesto non ha senso). La cucina è sempre in movimento, si nutre di scambi, di scoperte. Una lezione anche di vita insomma.
Più concretamente sono rimasta colpita da:
1. il messaggio intenso e i sapori spaesanti del mare dello Chef d’origine coreana Sang-Hon Degeimbre
2. la dichiarazione d’amore alla pasticceria di Jacques Génin,
3. la creatività di Giovanni Passerini (ristorante italiano a Parigi) al di là dei cliché e a volte al di là della cucina italiana stessa, così legata al territorio che secondo lui spesso non po’ essere gustata che in loco. E l’effetto design: un piatto rosso che cambia colore a contatto con il calore del cibo 🙂
4. il grandissimo talento di Jean François Piège che riesce, con tecniche semplici (non da show ;-), a presentare un antipasto d’una eleganza incredibile ma con sapori familiari quasi dell’infanzia (come il panino con burro e prosciutto rivisitato).
5. la poesia, un approccio al mondo di Paolo Lopriore. Piatto semplicissimo, essenziale ma forte.
6. la passione infinita dello svedese Magnus Nilsson per la sua terra (quasi in Lapponia). Va a caccia, coglie le bacche e coltiva l’orto della fattoria. Vive in simbiosi con i suoi boschi e sembra felice anche per questo. I piatti sono di una semplicità estrema ma trovo che tocchino qualcosa di profondo, primordiale in noi (come il midollo dell’osso cotto in diretta o le radici). Una lezione di sopravivvenza ma con tutta l’eleganza della cucina gastronomica. E’ l’intervento che mi ha colpita di più.
7. la cucina dei giovani chef italiani a New York Richard Torrisi e Mario Carbone. Golosa, generosa, accessible e molto fusion (non più tanto italiana). Gli abbinamenti che possono sembrare strani (carbonara con salsiccia, gamberi e zenzero che solo a vederla faceva venire un’acquolina pazzesca) da loro hanno un senso. E’ il posto dove si vive, la cultura, i prodotti che fanno nascere la cucina.
8. Infine Inaki Aizpirate (Chef di un bistrot molto di moda a Parigi) ci ha presentato la sua cucina, popolare ma ricercata e che dà voglia di viaggiare.
L’incontro con dei grandi è sempre costruttivo, appassionante. A questo punto, mi è rimasta una lunga lista di posti da visitare :-).

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