Versione italiana più giù
La vérité c'est que j'aurais voulu
vous proposer ce délicieux goûter frit (qui vous est sûrement
familier) hier, le mardi gras, mais j'ai eu des contretemps
professionnels. Du coup on va faire semblant que le mercredi gras
existe aussi et je vous présente les chiacchiere (bavardages) o
frappe (coups) o bugie (mensonges) o lattughe (laitues), cenci (chiffons) ... Enfin des
bugnes aux milles noms en Italie en fonction des régions. Un des mes
gâteaux de carnaval préférés (à Rome ils s'appellent frappe) qui
ont accompagné toute ma vie là-bas. Je me souviens de l'odeur (une
amie de famille en faisait de délicieuses) des boulangeries et des
pâtisseries qui regorgent des ces gâteaux frits, des fêtes en costume, des mains
pleines de sucre glace, des yeux des enfants qui pétillent de
gourmandise. Elles apportent de la gaieté.
J'aimerais aussi pouvoir vous dire que
ces rectangles légers comme une plume sont italiens mais en réalité
ils sont très répandus en Europe, au Nord de l'Afrique mais aussi
de l'autre côté de l'océan ;-)
La friture est une des cuissons les
plus ancestrales, elle est universelle et rend tout délicieux, comme le gnoccho fritto ou les struffoli :-)
Ces gâteaux, qui s'appellent frappe à
Rome, sont en effet très très anciens et remontent aux gâteaux de
carnaval de la Rome antique, les frictilia (probablement ils étaient
sucrés avec du miel). Je suis toujours fascinée par ces mets
qui traversent le temps et les goûts, sans une ride.
Concernant la pâte, en soi elle est
très légère et en friture elle devient aérienne (si vous voulez
faire plus léger, vous pouvez les cuire au four, je vous indique
dans la recette comment). L'essentiel c'est qu'elle soit très fine,
ainsi la cuisson sera courte et elle absorbera peu de gras. Je vous conseille vivement d'utiliser la machine à pâte (au moins elle ne servira pas que pour la pasta ;-)
Voilà. Je vous en offre une montagne
pour le goûter ?
Chiacchiere, frappe, cenci, bugie,
cròstoli...bugnes :-) (pour une quarantaine très fines)
- 220 g de farine T55
- 20 g de sucre semoule
- 20 g de beurre mou
- 1 gros oeuf entier fermier (70 g)
- le zeste d'un citron jaune non traité
ou d'une orange
- 1 petit verre (30 g) de rhum, eau de
vie, limoncello o éventuellement de vin blanc ou bien d'eau de
- fleur
d'oranger
- 1 mini pincée de sel
- 1 mini pincée de bicarbonate de sodium
(en grande surface ou pharmacie) (facultatif)
- bain de friture (huile d'arachides)
- sucre glace
1. Tamiser la farine (éventuellement avec
le bicarbonate) puis ajouter le beurre, le sel, le zeste et le sucre
semoule. Former une fontaine et mettre au centre l'oeuf légèrement
fouetté. L'incorporer de manière à obtenir une pâte. Quand elle
est à peu près homogène et encore un peu sèche ajouter la liqueur
et travailler à nouveai énergiquement jusqu'à ce qu'elle devienne
lisse, souple et homogène. Couvrir de papier film et laisser reposer
au moins 2 heures au frais.
2. Etaler la pâte très finement sur un
plan de travail fariné (2 mm d'épaisseur). L'idéal serait de la
passer au laminoir (celui pour les pâtes) une seule fois pour chaque
épaisseur jusqu'à la dernière. Dans ce cas utiliser un tiers de
pâte à chaque tournée.
Couper la pâte en rectangles de 10 cm
de longueur et 5 de largeur, si on aime, former une fente au centre
de 3 cm de longueur.
3. Chauffer le bain de friture (pas plus
que 170°C, l'huile ne doit pas fumer). Y plonger 3-4 morceaux de
pâte juste quelques secondes, le temps qu'ils dorent et forment des
bulles, les retourner, le faire dorer puis les poser sur du papier
absorbant. Procéder de même avec le reste de pâte. Dès qu'elle
est tiède-froide, saupoudrer de sucre glace et servir.
Note : si la pâte est bien fine, la
friture sera rapide et légère.
Pour beaucoup plus de légèreté, on
peut cuire les frappe au four à 180°C pendant une dizaine de
minutes. Elles ressembleront plus à des crackers légers mais c'est
bon ;-)
Versione italiana
Avrei voluto proporvele ieri, sarebbe
stato più logico ma facciamo finta che esiste anche un mercoledì
grasso. Le frappe, chiacchiere, lattughe, cenci, bugie... sono diffuse
in tutt'Italia ma anche in tanti paesi dell'Europa dell'Est, nel Nord
Africa, oltre oceano... Quindi non è che io sia molto originale
oggi. Ma ci sono affezionata perché mi ricordano l'infanzia, l'odore
delizioso in casa, i forni stracolmi di questi dolci fritti, le feste
in maschera, le dita piena di zucchero e gli occhi luccicanti, golosi... Le
frappe (per me di Roma) sono anche questo: mettono allegria.
In realtà sembrerebbe che l'origine
sia antichissima (d'altra parte il fritto lo è): frictilia, i dolci
di carnevale dell'antica Roma. Sono sempre affascinata da questi
piatti che attraversano il tempo.
Ognuno ha la sua ricetta, qualche
segreto, vi dò la mia (si fa per dire) che mi ci è piaciuta molto,
per la consistenza e il profumo. Il bicarbonato non è per niente
obbligatorio ma pare che aiuti la digeribilità (se ce ne fosse
bisogno, qui siamo persi in una montagna di fritti ;-). Il trucco
perché rimangano leggere e friabili è lo spessore: devono essere
sottili sottili. Cuoceranno così in pochissimo tempo assorbendo poco
olio.
Ho provato (solo per voi ;-) anche la
versione al forno, funziona anche se il risultato è molto diverso ma
almeno è leggero leggero. V'invito per merenda?
Chiacchiere, frappe, cenci, lattughe,
bugie, cròtoli....:-) (per una quarantina molto sottili)
- 220 g di farina 00
- 20 g di zucchero semolato
- 20 g di burro morbido
- 1 grosso uovo (70 g)
- la scorza di un limone o di un'arancia
non trattata
- 1 bicchierino (30 g) di rum, grappa o
maraschino o eventualmente dell'acqua di fiori d'arancio
- 1 mini pizzico di sale
- 1 mini pizzico di bicarbonato
(facoltativo)
- Olio per friggere (d'arachidi)
- zucchero a velo
1. Setacciare la farina (eventualmente con
il bicarbonato) poi aggiungere il burro, il sale, la scorza e lo
zucchero. Formare una fontana e aggiungere al centro l'uovo
leggermente sbattuto. Incorporarlo fino ad ottenere un impasto
omogeneo e leggermente secco. Aggiungere il liquore e lavorare ancora
finché la pasta non diventa liscia, soda ed omogenea.
Coprire di pellicola e lasciar riposare
in frigorifero almeno due ore.
2. Stendere l'impasto, su un piano
infarinato, sottilissimo (2mm massimo), l'ideal è usare la macchina
per la pasta e passarla una sola volta fino all'ultima tacca.
Ricavare dei rettangoli di 10 cm di lunghezza e di 5 cm di larghezza.
Volendo si puoi forare al centro con una o due strisce di 3 cm.
3. Scaldare l'olio (a 170°C, non deve
fare fumo). Immergervi 2-3 frappe alla volta giusto per qualche
secondo in modo che diventino dorate e facciano le bollicine,
riggirare e sistemare su carta assorbente. Quando sono
tiepide-fredde, cospargere di zucchero a velo e servire.
Nota: se la pasta è molto sottile, la
frittura sarà rapida e leggera.
Se si vuole un risultato più leggero
(ma molto diverso) si possono cuocere al forno a 180°C per una
decina di minuti. Assomiglieranno più a dei crackers ma sono sempre
buone.



























meravigliose!
RépondreSupprimerGrazie :-)
Supprimerse mi inviti per merenda io vengo (e piu' che volentieri)
RépondreSupprimerVa bene ;-)
Supprimerj'adore
RépondreSupprimerMerci
SupprimerVivement le mercredi gras!!!!! Ils ont l'air très bons ces bugnes italiens!
RépondreSupprimerOui ! Elles sont très légères (au moins en bouche ;-) et friables.
SupprimerSi légères, si croustillantes....Bravo !
RépondreSupprimerbel après-midi
Merci et bel après-midi à toi aussi !
Supprimerbuonissime! una volta l'anno sono d'obbligo :-P
RépondreSupprimerE' quello che penso anch'io ;-)
Supprimerne sono rimasti, davvero per merenda?
RépondreSupprimernon ci credo!!
;-)
io quest'anno i cenci li ho saltati... ho fatto le frittelle!
ma voglio riprovarle a fare sottili sottili!!
Oh no mi hai scoperta ;-) Ma ne rifaccio solo per te. Buone le frittelle ! Sì sottili hanno veramente molto fascino
SupprimerVengo volentieri!!!! Sto sempre alla larga da certe prelibatezze fritte,perchè mi conosco,faccio mega quantità e poi non resisto a mangiarle finchè non sono finite,l'idea di farle al forno potrebbe essermi d'aiuto almeno per quanto riguarda i sensi di colpa!
RépondreSupprimerQueste hanno l'aspetto di quelle che adoro che quando le mangi si sciolgono in bocca... Ottime!
Donatella
Sì anch'io sto alla larga per gli stessi identici motivi ;-) Questi fritti sono pericolosi ma così buoni e fanno così bene alla psiche no? Grazie!
Supprimerahhhh, voilà LA recette que je cherchais! j'en croise à tous les coins de rue à Milan, mais je m'obstine à vouloir les faire maison! après une tentative un peu bof au four la semaine dernière, j'ai décidé de m'attaquer à la version frite! merci beaucoup pour ce partage gourmand!
RépondreSupprimerAh je suis contente que tu l'ai trouvée ! Je suis comme toi, j'aime les faire maison surtout qu'à peine sortie de la poêle elles ont un goût inimitable (quand on les achète, il est trop tard, quoique...elles se gardent ;-)
SupprimerAu four c'est vraiment autre chose. Bonne soirée !
...che voglia mi hai fatto venire...te le ruberei tutte!
RépondreSupprimerPuoi puoi :-)
SupprimerC'est vrai que la friture comme la grillade sont des modes de cuisson très anciens... tout comme les beignets ou une dite pâte frite qui d'une famille à une autre d'une région à une autre se voile non pas de sucre mais de noms différents.
RépondreSupprimerOui je me souvient de ce doux dimanche, ça date ! de quoi me remprunte pour refaire les beignets.
Merci :-) De beaux souvenirs pour moi aussi, tout simples...
Supprimerune merveille pour les pupilles et sans aucun doute pour les papilles
RépondreSupprimerDouce nuit
Merci !
SupprimerEdda, La tu me replonges direct dans mes souvenirs d'enfance les plus délicieux : quand ma grand-mère une fois l'an, se décidait à nous faire une énorme corbeille d'oreillettes très proches de ta recette. C'était en effet croquant, craquant et aérien... Belle journée, je t'embrasse bien fort, Françoise
RépondreSupprimerça me fait super plaisir Françoise ! La cuisine est aussi une belle façon de revivre des moments pas que gourmands.
SupprimerMoi aussi je t'embrasse fort :-)
J'utilise la fente pour faire passer un côté puis je le dirige vers l'arrière : je ne sais pas si mon explication est compréhensible :lol!
RépondreSupprimermais quand on le fait cela vient tout seul! Içi, à Marseille, on les trouve dans les boulangeries et de différentes tailles.
Oui je vois très bien, ça doit donner une jolie forme un peu intrigante. Alors il faut que je vienne à Marseille ;-)
SupprimerSono ancora in tempo per la merenda? ^___^
RépondreSupprimerCerto !
Supprimerche meravigliaaaaaaaaaaa!!! complimenti per le chiacchiere e per la foto! adoro lo sfondo di tela, wow :D
RépondreSupprimerGrazie :-)
SupprimerQuel bonheur ! Comme Françoise, c'est quasiment la même recette que les oreillettes de ma grand-mère. Merci ! En France aussi, les noms sont multiples pour un résultat très proche.
RépondreSupprimerMerci Noisette pour ton message :-)
SupprimerMa grand-mere Savoyarde en faisait, mais la Savoie c'est aussi un peu l'Italie n'est-ce pas. Je suis d'accord avec toi, ca me plait de fois l'an de feter ces fetes paiennes avec des recettes intemporelles.
RépondreSupprimerFaites hier ... et retour en enfance lorsque nous dégustions celles de ma grand mère sicilienne ... Douces et légères ... Difficile d'y resister !
RépondreSupprimerGrazie Edda, le tue ricette e i tuoi consigli sono perfetti !
Merci à toi Barbara, je suis ravie !! Che bello aver rispolverato ricordi golosi d'infanzia, è il fascino profondo della cucina.
SupprimerBuona serata!