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Pâtes aux moules, pecorino et vanille – Casarecce cozze, pecorino e vaniglia

Pâtes moules et pecorino - Mussels and pecorino pasta
Pâtes moules et pecorino
Versione italiana più giù

Cette fois-ci après les recettes de
fête de la terre (comme le risotto à la scamorza fumée ou la dinde aux marrons) nous passons à la mer. Avec des pâtes aux moules
(jusqu’ici tout va bien 😉 et.. pecorino et vanille. Bon, ne
paniquez pas c’est très bon ! C’est aussi un peu un jeu pour moi
puisque je suis partie d’une recette goûtée dans un restaurant
étoilé du Latium, Enoteca La Torre, à Viterbo plus exactement et
qui avait été notre coup de coeur. J’ai essayé de la reproduire
avec comme seul repère mon souvenir. Pas facile.
Comme vous savez (j’ai dû vous le dire
à chaque fois que Noël approche) en Italie le 24 au soir on mange
maigre, comme en Provence d’ailleurs. Ce qui signifie qu’il n’y a pas
de viande du tout. Pour le reste on ne fait pas trop cas aux calories
😉 Genre on peut très bien manger et une entrée et des pâtes aux
fruits de mer ou un risotto et un poisson et des légumes frits et
enfin du nougat et un panettone. En fait, les plats traditionnels
changent de région en région.
Ce plat de pâtes de la mer un peu
original pourrait donc très bien faire l’affaire pour le réveillon,
surtout qu’il est minute et stimule le palais 😉

Comme dans tous les couples il y a
toujours un des deux qui est plus téméraire (c’est moi ;-). Je
sautille quand je vois sur la carte un plat original, des recettes
avec des fleurs ou des herbes, des épices, des textures
inattendues… Enfin, je suis très curieuse (des fois trop). Mon
mari est plutôt classique même s’il aime tout (heureusement) mais
bon il revient souvent à ses plats phares et reste perplexe devant
certaines associations de saveurs qui pour lui sont souvent inventées
juste pour se faire remarquer (j’avoue que la plupart du temps il n’a
pas tort). Vous pouvez donc imaginer son expression quand il a vu sur
la carte ces pâtes avec des moules et du pecorino et même de la
vanille. Ils sont tous fous !

Et puis quand l’assiette est arrivée,
nous avons tout dévoré les yeux pétillants. Les trois ingrédients
ont du caractère et c’est peut-être bien pour cette raison qu’ils
se sont bien entendus. Le goût iodé et charnel de la moule est
exalté par le côté salé du pecorino et le tout est adouci par la
vanille. Si je n’avais pas goûté avant je ne me serais pas lancée
(quoique la vanille avec le poisson est une association qui date d’au
moins 10 ans).
Tout ça pour dire que vous pouvez les
préparer tranquillement, c’est un plat qui change mais qui ne
déboussole pas.
Petite note qui n’a rien à voir avec
le reste, comme ça vous saurez tout. J’ai préparé cette recette
deux fois et une fois avec des pâtes sans gluten (je vous l’avais
dit que j’étais curieuse) que Garofalo nous avait offert lorsque
nous sommes allés au Salone del Gusto. C’est une ligne qu’ils ont à
peine lancée en Italie (après 3 ans de travail) et vu que j’aime
beaucoup leurs pâtes classiques j’étais très curieuse de goûter.
Et c’est bon, goûteux, surtout par rapport à d’autres pâtes sans
gluten que j’ai pu tester. Je n’irai pas jusqu’à vous dire que c’est
comme les pâtes au blé dur (en fait là c’est le qualité du gluten
qui va faire la magie donc sans c’est plus difficile 😉 mais je
trouve très positif que des grands producteurs de bonnes pâtes s’y
mettent et arrivent à un bon résultat. Dans ces cas je pense
toujours à mes amis coeliaques.
Pâtes casarecce aux moules, pecorino
et vanille
(pour 4 personnes
– 400 g de pâtes format court (genre
casarecce) ou même fraîches au blé dur comme les orecchiette
– 800 g de moules (de bouchot)
– 2 gousses de vanille de Madagascar
– 1 petite gousse d’ail
– 150 g environ de pecorino râpé bien
affiné (romano ou dans l’idéal de la Sardaigne)
– huile d’olive, sel et poivre
1. Tremper les moules plusieurs heures
dans plusieurs bains d’eau légèrement salée en rinçant et recommençant
2-3 fois. Enlever si nécessaire les fils.
2. Porter à ébullition de l’eau dans une
grande casserole. Pendant ce temps, faire revenir dans une grande
poêle la gousse d’ail coupée en deux avec 2 cs d’huile d’olive.
Ajouter les moules et cuire deux minutes puis verser un verre d’eau,
couvrir et cuire de 5 à 10 minutes (elles doivent bien s’ouvrir).
Enlever les coques (en garder quelques unes pour servir) et mettre
les moules de côté couvertes. Filtrer le jus de moules et ajouter
la pulpe d’une gousse de vanille. Plonger le gousse vide dans l’eau
pour les pâtes.
Dès que cette dernière bout, la saler
et y plonger les pâtes. Cuire le temps indiqué sur le paquet.
3. Pendant ce temps, mélanger dans un bol
100 g de pecorino avec une louche d’eau de cuisson des pâtes et une
louche de jus de moules. Mélanger et ajouter la pulpe de la deuxième
gousse de vanille.
Égoutter les pâtes en gardant une
louche d’eau de cuisson de côté. Les mélanger très rapidement au
fromage en ajoutant 20 g de pecorino. Versant si besoin encore un peu
d’eau de cuisson ou de jus de moules. Ajouter les moules. Servir de
suite avec du poivre et le reste de fromage.

Versione italiana


Questo piatto perfetto per la vigilia e
per i temerari è stato per me un po’ un gioco. Assaggiato in un
ristorante stellato di Viterbo, Enoteca La Torre, con della pasta
fresca a ferretto, ci è così piaciuto che ho provato a riprodurlo
con, come unico punto di riferimento, il ricordo. Non è esattamente
uguale ma si avvicina.
Associare la vaniglia con il pesce non
è una cosa nuova ma associare le cozze con il pecorino e la
vaniglia… beh ci voleva. In realtà il risultato non è per niente
scombussolante, anzi è equilibrato, una sorta di cacio e pepe di
mare con il tocco dolce della vaniglia. E vi assicuro che anche mio
marito, il grande classico di casa, ha divorato tutto.
Ecco così, giusto un’ideuzza tra
l’altro fattibile anche all’ultimo minuto
Piesse che non c’entra niente. Ho
preparato questo piatto due volte, la prima con la pasta Gluten Free
della Garofalo giusto per curiosità (vabbeh a mio marito il
pastasciuttaro dell situazione gli ho proposto la pasta normale ;-).
Ed è buona, saporita. Non vi dirò che è come quella di grano duro
(sarebbe impossibile) ma è un ottima cosa per gli amici celiaci
soprattutto viste le altre paste senza glutine che ci sono in giro.
Casarecce (senza glutine) alle cozze,
pecorino e vaniglia
(per 4 persone)
– 400 g di pasta corta tipo casarecce (ho
usato quelle senza glutine della Garofalo) oppure pasta fresca di grano duro tipo
al ferretto
– 800 g di cozze (già pulite in parte)
– 2 baccelli di vaniglia di Madagascar
– 1 piccolo spicchio d’aglio
– 150 g circa di pecorino ben stagionato
grattuggiato (meglio se sardo al posto del romano)
– olio do’liva, sale e pepe
1. Mettere a bagno le cozze diverse ore in
acque fredda leggermente salata avendo cura di sciacquare e
ricominciare 2-3 volte. Togliere le barbine.
2. Portare a bollore abbondante acqua per
la pasta. Nel frattempo far rosolare l’aglio tagliato in due con 2
cucchiai d’olio e versare le cozze. Far cuocere un paio di munuti poi
versare un bicchiare d’acqua, coprire e cuocere 5-10 minuti a fuoco
medio-basso affinché si aprano bene tutte. Filtratre il liquido e
aggiungere la polpa di una vaniglia. Togliere le cozze dal guscio,
metterle da parte, coperte.
Non appena l’acqua bolle, salarla e
versare la pasta. Mescolare 100 g di pecorino con un mestolo d’acqua
di cottura delle pasta e un mestolo d’acqua di cozze. Aggiungere la
polpa dell’altra vaniglia e un po’ di pepe.
3. Non appena la pasta è pronta scolarla
conservando un mestolo d’acqua di cottura. Mescolare rapidissimamente
al composto di formaggio aggiungendone altro e, se necessario il
mestolo d’acque e il succo delle cozze. Aggiungere le cozze
sgusciate. Servire subito con pecorino.

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