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Velouté de fèves

Soupe fèves recettes

Une autre petite idée de saison ou même pour Pâques sans se casser la tête. Une soupe veloutée de fèves parfumée avec des petits plus croustillants et gourmands, entre la France et l’Italie ;-). Un velouté contemporain et une soupe comme je les aime.

Les fèves en Italie sont vraiment un légume de Pâques, d’ailleurs souvent en apéritif informel de campagne (du moins notamment à Rome mais aussi dans la sud) on sert des fèves fraîches et crues avec du fromage de brebis (pecorino). Et puis il y a un tas de recettes avec des fèves sautées avec de la pancetta ou bien des des veloutés ou crèmes notamment avec du fenouil sauvage (en hors saison c’est avec des fèves séchées).

C’est aussi une jolie idée quand vous recevez beaucoup de monde ou pour un buffet.

Astuce du jour : pour un résultat tout doux mieux vaut blanchir 30 secondes les fèves puis les peler ou, à défaut, utiliser des fèves déjà pelées (surgelées 😉
Soupe veloutée fèves recette facile

Velouté de fèves à l’italienne

Type de plat: Soupe
Cuisine: Italienne
Temps de préparation: 20 minutes
Temps de cuisson: 20 minutes
Temps total: 40 minutes
Portions: 4 personnes

Soupe veloutée de fèves avec des petits plus. Facile, gourmande et parfaite pour le printemps

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Ingrédients

  • 600 g fèves écossées (et si besoin pelée), compter autour de 1,5 kg de fèves entières
  • 2 oignon nouveaux
  • 80 g guanciale ou pancetta ou de bons lardons
  • 1 pomme de terre moyenne (autour de 120 g)
  • 1 gousse ail
  • huile d’olive vierge extra
  • mascarpone (facultatif)
  • sel
  • poivre
  • menthe

Instructions

  1. Ecosser les fèves. Si pas toutes petites, les plonger 30 secondes dans de l’eau bouillante puis le peler (on peut aussi le faire à la main sans les blanchir si on a l’habitude). Ceci va permettre d’avoir un résultat tout doux sans la légère amertume (à moins que ça plaise ;-). Peler la pomme de terre et la couper en dés.

  2. Dans une casserole, faire revenir les oignons émincés (sans le vert) dans 3 cuillères à soupe d’huile. Dès qu’ils commencent à colorer, ajouter la pomme de terre puis les fèves et mélanger.

  3. Saler légèrement puis verser de l’eau chaude (ou du bouillon végétal ou de volaille) juste pour le couvrir (un peu plus que le volume). Laisser frémir pendant une vingtaine de minutes (le temps surtout que la pomme de terre devienne tendre).

  4. Pendant ce temps, couper le guanciale en cubes ou petit parallélépipèdes. Les faire revenir dans une poêle sans matière grasse et à feu doux pendant une dizaine de minutes : ils doivent colorer et devenir à peine croustillants.

  5. Mixer le pain rassis avec la gousse d’ail et un peu d’huile ou bien faire revenir un peu de pain dans une poêle avec l’ail puis mixer.

  6. Quand les fèves sont cuites, ajouter un peu de menthe, une cuillère à soupe de mascarpone (cela va adoucir mais ce sera moins vert) et mixer. Selon la consistance voulue (je préfère un peu dense velouté) on peut ajouter un peu d’eau. Saler et poivrer.

  7. Pour servir deux solutions : on verse la soupe dans des bols et puis on garni avec le guanciale, le pain savoureux et un peu de menthe ou bien on pose ces trois éléments sur le fond des bols et quand les invité arrivent on verse devant eux le velouté chaud (cela fait de l’effet et très restaurant 😉

Notes

Conseils :

Conservation : le velouté seul (notamment sans le mascarpone) se conserve deux jours au frais, recouvert au contact de film alimentaire. Vous pouvez aussi préparer le pain et le guanciale à l’avance : pour le premier un jour et pour le deuxième une demie heure maximum (autrement il faudra les réchauffer rapidement).

Saveurs et textures : la fève est là presque à l’état pur, très végétale adoucie un peu avec la pomme de terre et éventuellement le mascarpone, le tout est accompagné d’un côté croustillant du au pain mais aussi par la consistance (par petites touches) du guanciale ou de la pancetta. C’est à la fois rustique et raffiné je trouve

Le guanciale : c’est une charcuterie italienne issue de la joue et de la bajoue du porc que j’adore, j’en ai parlé longuement dans cet article. On en trouve dans certaines épiceries italiennes (même au marché pour ma part) ou en ligne. Vous pouvez le remplacer par du dos de porc de Bigorre (un autre de mes dadas) ou de la pancetta (issue du ventre) longue pas roulées. Si vraiment vous n’en trouvez pas des chips de jambon ou de coppa iront très bien.

La recette avec quelques modifications est inspirée du livre À la table de Mimi de Mimi Thorisson dont je vous ai parlé, c’était une recette (revisitée à son tour plus vers l’Italie) de sa tante grande cuisinière. J’aime ces voyages de recettes et ces hymnes aux légumes de saison.

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