
Cheesecake basque aux myrtilles. Le cheesecake facile, rapide, informel, un peu rabougri, très maison mais très gourmand aussi ! Crémeux, fondant, généreux. Je vous avais déjà proposé le cheesecake basque classique qui a la particularité de cuire rapidement à haute température (contrairement aux cheesecake classiques). Il est donc pris, avec un coeur moelleux (d’où l’importante d’avoir un moule haut). Et oui il est d’origine basque (San Sebastian) mais c’est les américains qui l’on rendu connu au monde entier. Ici je l’ai un peu modifié avec du mascarpone et du yaourt en plus du fromage frais. C’est le dessert que l’on prépare avec ce qu’il y a dans le frigo, un saladier… et qui est parfait dans un buffet ou les grandes tablées de vacances. Ou même pour le goûter. On ne dit pas non n’est-ce pas ? Vous pouvez aussi le servir avec un coulis de framboises par exemple,. Plus bas, je vous donne d’autres recettes de gâteaux de ce genre (comme le fiadone, le gâteau au fromage blanc…).
Aller à la recetteQuels sont les ingrédients de ce cheesecake basque aux myrtilles ? La recette détaillée est juste plus bas, encadrée
- fromage frais type Philadelphia (attention à ne pas prendre un fromage frais trop salé, il faut qu’il soit doux)
- oeufs
- mascarpone
- crème épaisse ou crème liquide
- yaourt grec
- sucre
- citron
- huile essentielle de bergamote (facultatif)
- amidon de maïs
- myrtilles fraîches (pas surgelée car elles ont trop d’eau)
- La recette détaillée, avec les astuces et les variantes est juste plus bas, encadrée. Vous pouvez la sauvegarder ou l’imprimer
Quelle est la particularité du cheesecake basque ?
Il est cuit à haute température (autour de 200-220°C) rapidement et il est épais, haut, ce qui permet d’être saisi en surface et garder un coeur encore fondant (pas sec ;-).
Cheesecake basque aux myrtilles
Ustensiles
- 1 Four
- 1 moule à charnière ou métal assez haut de 16 ou 18 cm
- papier cuisson
- 1 robot pâtissier ou fouet électrique
- 1 Saladier
Ingrédients
- 300 g fromage à tartine type Philadelphia
- 80 g de mascarpone
- 100 g crème fraîche épaisse ou de crème liquide entière 10 cl
- 80 g yaourt nature type grec
- 120 g sucre ou de sucre glace
- 2 oeufs
- 15 g d’amidon de maïs type Maïzena
- 1 zeste citron
- 2 gouttes huile essentielle de bargamote comestible
- 120 g de myrtilles fraîches
Instructions
- Préchauffer le four 210-220°C (chaleur tournante)
- Tapisser le moule de papier cuisson.
- Dans un saladier ou la cuve d’un robot, fouetter le fromage, le mascarpone avec le sucre jusqu’à obtenir une sorte de crème.
- Ajouter le zeste de citron et l’huile essentielle de bergamote
- Incorporer les oeufs, un à un, afin que chacun soit bien absorbé.
- Mélanger la crème épaisse avec la farine puis l’incorporer au reste.
- Ajouter le yaourt.
- Verser la préparation dans le moule tapissé de papier cuisson (j’ai utilisé un moule à charlotte de 16 cm)
- Ajouter 80 g de myrtilles en les enfonçant un peu dans la pâte. Garder le reste pour servir.
- Tapoter légèrement et enfourner (plutôt dans le bas du four) pendant 30 minute environ. Le gâteau doit bien colorer sur le dessus, gonfler et rester tremblotant à coeur.
- Eteindre le four et laisser le gâteau à l’intérieur 30 minutes environ. Il va se dégonfler et un peu se raffermir, avec douceur.
- Le garder au frais au moins 3 à 4 heures (voire une nuit) avant de démouler et servir avec les myrtilles fraîches.
Notes
- Varier les épices : mettre de la vanille, de la cannelle, des épices à pain d’épice, de la cardamome…
- Utiliser que du fromage à tartiner et de la crème : 380 et 180 ou bien remplacer le mascarpone par du yaourt grec (bien dense)
- remplacer les myrtilles par des framboises (toujours fraîches car les surgelée vont dégager trop d’eau)
- Verser la préparation dans une pâte brisée qui tapisse le moule, ainsi vous aurez un cheesecake tarte (et il ne sera plus sans gluten)
Quelle merveille ce cheesecake ! J’avais déjà eu l’occasion de tester une variante et c’est incroyablement bon. Je vais tester la vôtre dès que possible. Merci pour le partage
Merci Anaelle,
Vous me direz ?
Merci Edda pour cette recette appétissante, comme toujours.
Je suis votre blog depuis le début (et oui, avec les articles bilingues !) et même si je commente très, très peu, je suis une fidèle des fidèles 🙂
Aujourd’hui, je me permets un petit grain de sel, qui je l’espère, ne vous dérangera pas, ca rle but n’est vraiment pas de critiquer mais d’ouvrir une piste de réflexion.
Je suis toujours un peu déçue quand je vois des recettes utiliser du fromage Philadelphia car c’est un ingrédient industriel, de mauvaise qualité, qui appartient à un gros groupe agro-alimentaire, qui ne fait du bien ni à nos sociétés ni à notre planète. Fromage qui est apparu récemment en France, d’ailleurs, dans une volonté de conquête commerciale, comme le rappelle cet article : https://www.lefigaro.fr/societes/2010/12/26/04015-20101226ARTFIG00161-le-philadelphia-de-kraft-debarque-en-france.php
Il me semble important d’inviter de plus en plus à se passer de ces ingrédients délétères (dont la composition n’est d’ailleurs pas optimale), et inviter à se tourner vers des produits plus artisanaux et plus simples. Du yaourt (de brebis !) égoutté avec de la crème épaisse égouttée donnent un résultat excellent, surtout pour un gâteau basque. Je sais que vous en êtes bien conscientes, vous avez d’ailleurs plein de belles recettes au fromage blanc, ou avec du yaourt, que j’ai déjà testées et largement approuvées mais voilà je voulais juste exprimer ce point de vue par rapport à Philadelphia qui inonde les blogs de cuisine, ce qui fait de la pub, et permet à ce genre de produits, et l’industrie qui la sous-tend, de prospérer.
Merci beaucoup pour tout votre travail !
Merci Edda pour toutes vos recettes et votre bonne humeur, je vous suis également depuis l’Espagne, même si je ne fais aucun commentaire.
Merci Clémentine pour votre commentaire que je considère approprié et intéressant, je vais essayer l’alternative que vous proposez car moi même je ne faisais pas de gateau au fromage en raison de la présence du Philadelphia qui pour moi n’est pas du fromage!
Merci à vous Nathalie pour vos mots, votre fidélité et d’être sortie de l’ombre !
Pour le Philadelphia, j’ai répondu à Clémentine, vous pouvez d’ailleurs même le préparer maison https://www.undejeunerdesoleil.com/2009/06/fromage-frais-tartiner.html
Disons que ce n’est pas un fromage comme ne l’est pas la ricotta ou le fromage blanc, c’est plutôt un laitage 😉
Vous avez plusieurs recettes différentes sur le blog aussi avec du yaourt, du mascarpone… et le résultat diffère à chaque fois. https://www.undejeunerdesoleil.com/desserts/cheesecake
Avec du yaourt, il va plus ressembler à une sorte de flan comme le gâteau au fromage blanc https://www.undejeunerdesoleil.com/2017/10/gateau-fromage-blanc.html. On aura moins ce côté très crémeux.
Vous me direz ?
Bonjour Clémentine,
Un grand merci pour le message et pour la fidélité !
Concernant le Philadelphia, je l’utilise d’une part pour la texture optimale (du moins que l’on souhaite ici, dense et crémeuse) et parce que je ne pense pas que les produit industriels sont le mal dans l’absolu, il faut toujours aller voir.
D’ailleurs dans ce cas, si vous regardez la composition et bien il y a surtout de la crème… et vous pouvez même le réaliser maison c’est très simple. Vous avez la recette ici https://www.undejeunerdesoleil.com/2009/06/fromage-frais-tartiner.html
Après sur le blog vous avez beaucoup de versions de cheesecake (avec la ricotta, fromage blanc, mascarpone, yaourt…) à vous de choisir le type que vous préférez. ils sont tous différents. Ceux avec le yaourt sont plus aqueux.
Enfin, concernant la polémique sur le Philadelphia (qui existe depuis plus d’un siècle et qui est commercialisé dans d’autres pays européens depuis plus de 50 ans) je serai beaucoup plus nuancée et moins partisane.
Car pour la petite histoire Kraft a eu un mal fou à entrer dans le marché français.
Cela n’a rien à voir avec le fait que c’est un bon ou un mauvais produit. Comme vous savez ce n’est pas vraiment le critère autrement on aurait des meilleurs produits en général) mais au fait qu’il existaient déjà des produits similaires français et que le secteur agro-alimentaire est très puissant. Il bloque souvent l’entrée des produits extérieurs.
Donc c’est plus une raison économique, rapports de force qu’autre chose. Ce qui est normal.
Encore merci et à bientôt !